Charles Brenchley | Service des communications
Michele Alexander est fière d’être membre de la section locale 15 du SCFP qui représente les 10 000 cols blancs de la Ville de Vancouver.
Michele Alexander est née au Canada, mais a grandi aux États-Unis dans les années 60 et 70. Elle n’est pas étrangère au racisme. Elle a vu sa mère se faire refuser un emploi à maintes reprises en raison de sa race. « Quand je suis revenue au Canada en tant que mère monoparentale, j’ai réalisé que le racisme était encore très présent. Et je voulais le dénoncer à chaque occasion. Avoir un emploi stable et garanti m’a permis de parler avec plus d’assurance et d’encourager les autres à s’exprimer », a-t-elle déclaré.
Très impliquée au sein du SCFP depuis qu’elle a participé à sa première grève il y a 21 ans, Michele Alexander a occupé le poste de vice-présidente à la diversité du SCFP Colombie-Britannique et est membre de longue date du Comité national arc-en-ciel. Elle adore son rôle de membre formatrice, où elle s’efforce toujours de rapprocher les gens et de renforcer la solidarité.
En tant que membre du Comité national arc-en-ciel, Michele Alexander est fière d’avoir contribué à l’élaboration de la stratégie de lutte contre le racisme du SCFP.
« Les personnes noires, autochtones et racisées sont souvent confiné(e)s dans des emplois précaires malgré leur éducation, leurs compétences et leur expérience. Cette précarité affaiblit les travailleuses, les travailleurs, notre syndicat et nos communautés. Grâce à cette stratégie, nous serons mieux en mesure d’élargir les opportunités pour les membres du SCFP et leurs familles », a-t-elle souligné
En réfléchissant à sa vingtaine d’années de militantisme au SCFP, Michele Alexander reconnaît que le chemin vers l’élimination du racisme est long. « Il reste encore beaucoup à faire au sein de notre syndicat, mais je suis convaincue que nous sommes sur la bonne voie », a-t-elle conclu.