La lutte pour des retraites décentes continue au Nouveau-Brunswick

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La lutte pour la sécurité des régimes de retraite demeure une priorité absolue pour le SCFP Nouveau-Brunswick. Le SCFP national et les sections locales 946, 963, 1190, 1418, 1866, 1251, 2745, 3339 et 5026 du SCFP continuent d’être des parties demanderesses ajoutées à la contestation constitutionnelle dans l’affaire PIPSC v. Province of New Brunswick, une cause visant à faire respecter le droit à la libre négociation collective, un droit protégé par la Charte.

Lorsque Blaine Higgs était ministre des Finances sous Alward, il a transformé le Régime de pension à prestations déterminées de milliers de travailleurs des services publics à un régime à « risques partagés », plus volatile et risqué. « L’imposition du régime à risques partagé signifie que les membres paient de plus grosses cotisations, et doivent prendre leur retraite plus tard. À cela s’ajoute la perte de l’indexation garantie et la réduction du montant de la pension de base », dénonce Steve Drost, président du SCFP NB.

« Par la législation, Higgs a converti unilatéralement les régimes à prestations déterminées existants et, pire encore, elle interdit au syndicat de négocier des améliorations par le biais de la négociation collective», ajoute-t-il.

Ce modèle de régime de retraite transfère le risque du rendement du fond (dû à la volatilité des marchés financiers) presque entièrement sur les membres du régime. La loi a éliminé la garantie que les sommes que nous avons fournies à notre pension ne peuvent pas être rétrocédées. En imposant cela aux sections locales, nous sommes d’avis que le gouvernement du Nouveau-Brunswick a violé notre droit à la libre négociation collective. C’est pourquoi nous continuerons à demander justice pour nos membres » a déclaré M. Drost.

« En plus de la contestation judiciaire de l’IPFPC (PIPSC) nous continuerons d’appuyer les démarches juridiques du SCFP 1253, du SCFP 2745 et du Conseil des foyers de soins du Nouveau-Brunswick, dont les régimes de retraite à prestations déterminées ont été systématiquement sous-financés par le gouvernement du Nouveau-Brunswick », a ajouté M. Drost.

Même s’ils ont passé toute une carrière à servir le public, les membres du SCFP de tous les secteurs n’auront qu’une pension très modeste à leur retraite. « Nous savons que le fait d’avoir un régime de retraite professionnel adéquat et sûr, c’est ce qui protège nos ainés de finir leurs jours dans la pauvreté », dit Drost. « Que ce soit devant les tribunaux ou dans la rue, le SCFP se battra toujours pour que tous les travailleurs aient droit à une retraite décente », a-t-il conclu.