La section locale 2960, qui représente les employés de l’Institut Philippe-Pinel, fait part d’une grande inquiétude quant à l’avenir de l’établissement. Les travaux de l’institut en psychiatrie légale sont de renommée inernationale. Les rumeurs de changement de mission se sont confirmés à la fin octobre, quand le conseil d’administration a annoncé l’abolition prochaine de postes de sociothérapeutes.

Pour le syndicat, cela concrétise une réduction de la mission de réadaptation et de rééducation. Ce changement risque d’entraîner une perte d’efficacité des traitements. Il risque aussi d’alourdir le fardeau du reste du réseau de la santé et des services sociaux, qui prend en charge les patients après leur séjour à l’institut. Paradoxalement, l’institut est en période d’augmentation budgétaire.

Le syndicat précise que l’incertitude qui pèse présentement sur les employés est néfaste pour leur climat de travail et leur sécurité.

« L’Institut Philippe-Pinel est à son meilleur quand, entre autres, la réadaptation et la rééducation sont au cœur des moyens employés pour soigner les patients. Ce sont des outils incontournables pour maximiser les résultats et faire en sorte que les patients soient moins dangereux pour eux-mêmes et pour la population. Nous sommes extrêmement inquiets de voir l’institut s’apprêter à éliminer une partie de son expertise. C’est un risque à ne pas prendre pour la société québécoise », selon Sylvain Lemieux, président de la section locale 2960 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

« Nous nous sommes fait dire assez cavalièrement par la direction qu’il faudra attendre au 22 novembre pour en savoir plus sur les pertes d’emplois. Cette incertitude est d’autant plus difficile à accepter que cette réorientation est, selon nous, une erreur », d’ajouter Vincent Roy, sociothérapeute de près de sept ans d’expérience.

La section locale 2960 du SCFP représente les quelque 700 employés de l’Institut Philippe-Pinel. Ils exercent des fonctions telles qu’infirmière, sociothérapeute, agent d’intervention/garde, commis-surveillant d’unité, agent administratif, préposé à l’entretien ménager et préposé au service alimentaire.