Le 17 avril, les membres du SCFP 1761, le syndicat des employés municipaux de Placentia, T.-N.-L., ont voté unanimement en faveur d’une grève. Quatorze des quinze syndiqués étaient présents.

« Après ce vote, les travailleurs pourraient débrayer à tout moment, si nécessaire, ou être mis en lock-out par leur employeur », explique Ed White, conseiller national du SCFP.

« Les membres ont été naturellement déçus par la dernière offre de l’employeur », raconte le président du SCFP 1761, Gerry Quilty. « Ils sont frustrés par ce qu’ils considèrent comme des retards inutiles de la part de l’employeur. »

« Au cours de cette ronde de négociations, poursuit-il, la ville a engagé des consultants externes, qui ne sont pas de Placentia, et a demandé la nomination d’un conciliateur. Cet appel à des consultants pour négocier n’a réussi qu’à faire perdre temps et argent. »

Habituellement, le nouveau contrat de travail est négocié directement entre le comité de négociation syndical et les dirigeants municipaux. En 2012 et à nouveau en 2015, les deux parties ont échangé quatre propositions et bouclé les négociations en dix-neuf semaines ou moins.

Cette fois-ci, on en est à 11 propositions et 46 semaines de négociations.

La présidente du SCFP-T.-N.-L., Sherry Hillier, assistait à l’assemblée syndicale de mercredi. « La section locale 1761 bénéficie du soutien sans réserve des 16 300 membres du SCFP-T.-N.-L., affirme-t-elle. Ces travailleurs fournissent des services publics de qualité. Ils méritent une convention collective négociée équitablement. Nous serons là pour les épauler. »

Le SCFP 1761 représente 15 employés municipaux à Placentia. Ceux-ci sont employés de bureau, préposés à l’aréna, opérateurs des stations de traitement des eaux, ouvriers et agents municipaux d’exécution de la loi.