Lisa Djevahirdjian | Services des communications du SCFP

 Des participants à la toute première conférence du SCFP-Québec sur les droits de la personne tenue à Trois-Rivières.

En décembre dernier, le SCFP-Québec a organisé un colloque exceptionnel sur les droits de la personne, une première pour cette division.

Les membres du Comité des femmes, du Comité du triangle rose, du Comité des droits de la personne ainsi que du Conseil québécois des autochtones du SCFP ont été largement applaudis pour la qualité et la diversité des conférences présentées.

« Nous avons appris énormément et avons aussi vécu beaucoup d’émotions. Venir en aide aux personnes marginalisées passe par comprendre leur réalité. Par exemple, pour comprendre les problèmes que vivent les communautés autochtones, nous avons reçu Natasha Tanguay qui a travaillé sur l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Ce fut émouvant ! », a déclaré la conseillère syndicale au Service des droits de la personne du SCFP, Josée Aubé.

Le 6 décembre, Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes et anniversaire de l’attaque perpétrée à la Polytechnique, le colloque a accueilli Nathalie Provost, une des survivantes de la tuerie.

Touchante, mais surtout inspirante, cette militante féministe a rappelé à l’auditoire, et ce, de façon magistrale, que l’on survit, que l’on se relève et qu’il faut se battre pour un monde meilleur.

« Moi, le 6 décembre 1989, je suis devenue féministe ! », a déclaré par la suite une participante qui avait 13 ans lors de ce massacre qui a marqué le pays et le monde entier.

Le colloque s’est conclu avec une discussion captivante sur la façon d’interpeller les communautés en quête d’égalité dans nos rangs syndicaux.

« Leur place est à nos côtés et ensemble nous pourrons améliorer le sort de milliers de travailleuses et travailleurs », a conclu Josée Aubé.

Fait intéressant, c’est la toute première fois qu’un événement du SCFP-Québec attire plus de femmes que d’hommes, soit 60 pour cent.