Ce mercredi de midi à 13 h 30, plus d’une centaine d’employé(e)s du réseau de la santé et des services sociaux ont manifesté sur la rue King Ouest à Sherbrooke à propos d’équité salariale. Ces membres du SCFP dénoncent le fait que des plaintes de maintien de l’équité salariale déposées en 2010 ne sont toujours pas réglées. Celles-ci concernent une dizaine de titres d’emploi, dont préposée au retraitement des dispositifs médicaux, agente administrative, secrétaire médicale et adjointe à la direction.

La manifestation a été organisée dans le cadre d’un colloque d’étude de la nouvelle convention collective des membres du SCFP dans le réseau. Le cortège partait à midi de l’hôtel Delta vers les bureaux sur King Ouest de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), responsable des enquêtes sur ces plaintes.

« Ça fait maintenant plus de 11 ans que ces travailleuses et travailleurs attendent des ajustements auxquels ils ont droit en vertu de l’équité salariale. Lors de la négociation de la dernière convention collective qui s’est conclue plus tôt cette année, plusieurs dossiers semblables ont enfin été réglés, mais malheureusement, le gouvernement Legault en a pelleté d’autres par en avant », d’expliquer Éric Bergeron, conseiller syndical au SCFP.

« À l’heure où le réseau connaît des difficultés de recrutement pour les postes en question et où les conséquences du manque de personnel font mal, ce genre de dossier n’aurait jamais dû traîner aussi longtemps. C’est un autre exemple de négligence des gouvernements précédents qui doit être corrigée au plus vite », d’ajouter Maxime Ste-Marie, président du Conseil provincial des affaires sociales (CPAS-SCFP).