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Le 12 juin, les électeurs ontariens ont choisi de se donner un gouvernement libéral qui avait fait campagne contre le sabrage d’emplois et de services dans la fonction publique. Aujourd’hui, selon le président du SCFP-Ontario, Fred Hahn, le gouvernement aura besoin d’une volonté politique de fer pour agir dans le sens du bien public et s’éloigner de l’habitude libérale de couper dans les programmes.

M. Hahn se trouvait à Queen’s Park à l’occasion du discours du trône. « Les Ontariens croient qu’en votant pour les Libéraux ils se sont prononcés contre les compressions dans la fonction publique, affirme-t-il. Or, sans mesures permettant de défrayer les nouveaux programmes, ce gouvernement mènera de vastes coupes dans les services publics vitaux, en plus de brader nos actifs publics. Si Kathleen Wynne souhaite réellement tenir sa promesse de rebâtir l’Ontario tout en maintenant l’équilibre budgétaire et en évitant de couper dans les services publics, elle n’a qu’une seule avenue possible : hausser le taux d’imposition des sociétés, afin que les entreprises rentables paient leur juste part. »

L’un après l’autre, les gouvernements libéraux ont réduit l’impôt des sociétés, celui-ci étant maintenant à son niveau le plus bas depuis les années 1930. Cela prive les réseaux de la santé et de l’éducation, les services sociaux et les investissements dans l’infrastructure – toutes des priorités de Wynne pendant la campagne – de milliards de dollars. Or, ces mêmes gouvernements libéraux ont aussi freiné les dépenses, au point où l’Ontario est maintenant la province qui consacre le moins de dollars par habitant aux services publics.

« Il n’y a plus rien à couper, lance M. Hahn, et la vente d’actifs rentables est un jeu de dupes. En raison des compressions antérieures, nos collectivités perdent déjà des lits d’hôpitaux et des sociétés d’aide à l’enfance. »

« Les gens n’ont pas voté pour de nouvelles coupes dans les services publics, poursuit-il, ni pour plus de privatisation ou la liquidation des actifs publics. Si Mme Wynne souhaite bâtir le monde meilleur pour lequel les Ontariens ont voté, elle devra s’attaquer au problème des revenus dans le budget qui sera déposé la semaine prochaine. Ce serait le signe que les Libéraux se distancient des erreurs de l’ère McGuinty. Et cela placerait la province en bonne position pour connaître des jours meilleurs. »

Pour en savoir plus, contactez :

Craig Saunders, service des communications du SCFP, 416-576-7316