Depuis quelques jours, le personnel de la piscine arbore des chandails avec un message destiné aux personnes qui fréquentent la piscine. Leur convention collective est échue depuis le 31 décembre 2018. Photo SCFP Alors qu’au Québec certaines piscines risquent de ne pas pouvoir offrir aux usagers les plages horaires habituelles pour la baignade en raison d’un manque d’effectifs, la soixantaine de sauveteurs, moniteurs et caissiers dévoués qui travaillent à la piscine municipale de Terrebonne dénoncent le traitement inéquitable qu’ils subissent de la part de la Ville de Terrebonne et l’affirment de plus en plus fort.

Depuis quelques jours, le personnel de la piscine arbore des chandails avec un message destiné aux personnes qui fréquentent la piscine. Leur convention collective est échue depuis le 31 décembre 2018.

Les négociations sont ardues. Malgré certains progrès, des blocages subsistent toujours dans l’évaluation de l’équité salariale.

« L’employeur s’est traîné les pieds. L’exercice de l’année 2010 vient tout juste de se conclure à la suite de plusieurs plaintes et de décisions rendues qui confirmaient que celui-ci n’était pas conforme. Il reste encore les années 2015 et 2020 à analyser. Ce retard dans l’évaluation du maintien de l’équité salariale prive les salariés de potentiels revenus auxquels ils et elles ont droit », a déploré Maxime Valade, conseiller syndical du SCFP.

Le personnel de la piscine est composé pour la quasi-totalité d’étudiants qui travaillent pendant leurs études. Il y a seulement six employés à temps plein.

Le second enjeu concerne la reconnaissance des salariés à temps plein comme étant des permanents, et ce, à l’instar des cols blancs et cols bleus de la Ville afin de pouvoir bénéficier de leurs conditions de travail. 

Cette iniquité envers les sauveteurs, moniteurs et caissiers est inacceptable et la partie syndicale annonce qu’elle va porter le message encore plus fort au cours des prochaines semaines.