À l’approche de la prochaine rencontre des ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables de la petite enfance, le SCFP-Saskatchewan exhorte le gouvernement de la province à tout mettre en œuvre pour assurer le maintien et l’expansion du programme pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants (AGJE). Le président du SCFP-Saskatchewan Kent Peterson a envoyé une lettre au ministre de l’Éducation Everett Hindley pour exprimer ses inquiétudes devant l’incertitude qui pèse sur les familles, le personnel des services éducatifs à la petite enfance et les centres fréquentés par les enfants.
« Les parents tout comme les travailleuses et travailleurs de la Saskatchewan voient des avantages concrets au programme, fait-il valoir. Réduction des frais de garde, formation gratuite, augmentation du salaire des éducatrices et éducateurs en sont autant d’exemples. On perdra tous ces progrès si la province ne s’investit pas davantage et qu’on ne peut plus compter sur un système stable à long terme. »
La Saskatchewan est toujours loin d’avoir honoré sa promesse de créer d’ici mars prochain 46 000 places en services éducatifs à la petite enfance sans compter, comme le signale le SCFP, que plusieurs familles n’ont toujours pas accès à ces services.
Dans sa lettre, Kent Peterson demande au gouvernement provincial :
- d’augmenter le financement provincial du programme au-delà du financement fédéral annuel de 3 %;
- d’ouvrir la négociation avec les travailleuses et travailleurs des services éducatifs à la petite enfance et leurs syndicats afin de créer une grille salariale provinciale qui améliore les salaires et tienne compte de la retraite et des avantages sociaux;
- de s’assurer que les fonds publics vont aux exploitant(e)s d’installations publiques ou sans but lucratif comme les écoles, les hôpitaux, les universités et les services en milieu familial.
« La rencontre des ministres du pays la semaine prochaine est l’occasion pour la Saskatchewan de promouvoir des services éducatifs abordables, accessibles et de qualité pour nos enfants, ajoute le président du SCFP-Saskatchewan. Et nous, nous sommes prêts à travailler avec la province pour renforcer le système et faire en sorte que le programme réponde aux objectifs qu’il s’était fixés au départ. »