32 ans plus tard, nous avons toujours besoin de milieux de travail, d’écoles et de maisons plus sécuritaires. La pandémie de COVID-19 a exacerbé la violence basée sur le sexe et la violence à l’égard des femmes. Nos membres qui interviennent en première ligne dans nos soins de santé et services sociaux sont majoritairement des femmes, des personnes immigrantes, noires, autochtones ou racisées, qui ont signalé une augmentation de la violence et du harcèlement au travail. La violence conjugale est également à la hausse.

Alors que nous luttons contre la violence basée sur le sexe dans nos foyers et au travail, nous devons également nous mobiliser contre la violence au sein du mouvement syndical. Trop de travailleuses et travailleurs, particulièrement les femmes et les victimes d’oppression, ont été victimes de violence et de harcèlement dans les espaces syndicaux.

Plus tôt cette année, le Conseil exécutif national du SCFP a créé un Groupe de travail national sur les espaces syndicaux sécuritaires, composé de femmes membres du CEN. Le groupe de travail a pour mandat de répondre aux graves préoccupations concernant la violence basée sur le sexe et les autres formes de harcèlement et de discrimination au sein de notre syndicat. L’objectif est de proposer des moyens de rendre les espaces syndicaux du SCFP plus sécuritaires et plus accueillants pour tous.

Le Groupe de travail national sur les espaces syndicaux sécuritaires a présenté son rapport au Congrès national en novembre et s’est engagé à faire des recommandations sur l’intervention et le consentement des témoins, la formation et l’éducation pour contrer le harcèlement, les procédures de plainte pour harcèlement et violence, et plus encore. Ce travail est au cœur des orientations stratégiques du SCFP 2021-2023.

En ce jour, et chaque jour, nous joignons nos voix à toutes celles qui exigent, à travers le pays, la fin de la violence basée sur le sexe partout où celle-ci se produit.

Ce que vous pouvez faire?

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