Budget 2026 : encore plus de subventions pour les entreprises et d’attaques contre les travailleuses et travailleurs

Le SCFP, le plus grand syndicat au Canada, affirme que le budget fédéral 2026 constitue une nouvelle étape pour vendre aux milliardaires ce que les Canadien(ne)s bâtissent depuis des générations. Ce budget entraînera des suppressions d’emplois et des coupes dans les services publics essentiels sur lesquels comptent les travailleuses et travailleurs et leurs familles. 

Laisser les investisseurs privés s’enrichir à même les services publics comme notre système de santé et les infrastructures comme les aéroports rendra la vie plus difficile et moins abordable pour les travailleuses et travailleurs, et laissera le Canada mal préparé pour affronter les défis économiques à venir.

« Les libéraux de Carney ont les moyens d’investir dans les travailleuses et travailleurs et les services publics qui sont les véritables piliers de notre pays. D’un côté, le budget déroule le tapis rouge aux milliardaires qui pourront s’enrichir grâce à la privatisation et, de l’autre, il coupe l’herbe sous le pied des familles. On ne rendra pas le Canada plus fort en affaiblissant les travailleuses et travailleurs », dénonce Mark Hancock, le président national du SCFP.

Le budget 2026 montre que le bilan financier du gouvernement fédéral est meilleur que ce qui avait été projeté l’an dernier. Malgré la marge de manœuvre financière du gouvernement, les augmentations prévues des transferts en matière de santé et de programmes sociaux ne permettront pas de préserver les services existants, encore moins de les améliorer. Les lacunes dans les mesures de soutien du revenu ne sont toujours pas comblées.

« Les services publics comme le système de santé et les services d’apprentissage et de garde des jeunes enfants rendent la vie plus abordable et stimulent l’économie en créant de bons emplois et en soutenant les familles des travailleuses et travailleurs. Renforcer nos services publics est le meilleur moyen de protéger et de bâtir notre économie », affirme Candace Rennick, la secrétaire-trésorière nationale du SCFP.

Ce budget n’aidera pas les provinces à faire face aux pressions croissantes qui pèsent sur le système de santé et alimentent la privatisation. Le déploiement du programme fédéral d’apprentissage et de garde des jeunes enfants demeure lent, partiel et incertain.  Le budget ne prévoit aucune mesure pour remédier au sous-financement structurel de l’enseignement postsecondaire. En outre, le financement des infrastructures municipales demeure enlisé dans les lourdeurs administratives des partenariats public-privé qui sont coûteux et risqués. 

Il est certes positif que le logement demeure une priorité, mais le manque de transparence entourant le programme Maisons Canada soulève des doutes quant aux retombées concrètes des investissements pour pallier la crise de l’abordabilité. Au cours des cinq prochaines années, le gouvernement fédéral renoncera à 36 milliards de dollars en recettes provenant de l’impôt sur les sociétés dans le cadre de la Mégadéduction à la productivité, sans imposer de conditions pour garantir que cette mesure profitera aux familles des travailleuses et travailleurs. Le coût annuel de cette déduction représente plus du double de l’augmentation annuelle des dépenses en santé. 

Le budget fait également progresser les projets visant à céder le contrôle des quatre plus grands aéroports du Canada à des investisseurs motivés par le profit dans le cadre d’ententes de 40 ou 50 ans. Il laisse aussi entrevoir la mise aux enchères d’autres actifs appartenant à l’État.

Le budget 2026 est une occasion ratée de renforcer les services publics et les infrastructures publiques qui constituent les véritables piliers du Canada, particulièrement en période de difficultés économiques. Ne pas investir dans les gens qui sont au cœur de notre économie rend le Canada plus vulnérable, et non le contraire, aux attaques incessantes du président états-unien Donald Trump.

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