Consœurs et confrères,

Encore une fois, nous avons connu un printemps occupé sur le front des négociations et sur la scène politique, en plus de rencontrer de nombreux dirigeants et militants des sections locales aux congrès des divisions.

Ce que j’ai trouvé remarquable, à ces congrès, c’est la capacité de notre syndicat à se renouveler grâce à de jeunes et nouveaux militants.  Dans beaucoup de régions, cette année, il semblait y avoir un nombre élevé de délégués qui assistaient à leur premier congrès, ce qui est encourageant, parce que nous avons plus que jamais besoin de militants énergiques, enthousiastes et engagés pour riposter aux attaques lancées contre les travailleurs et pour promouvoir le changement.

Après avoir pris connaissance des rapports des trésoriers et des syndics des neuf divisions, je suis heureux de pouvoir affirmer que toutes les divisions, sans exception, peuvent compter sur une assise financière solide.  Je vous en félicite.

Les électeurs de certaines régions du pays voulaient du changement.  En avril, au Québec, le résultat des élections a surpris presque tout le monde.  Et en Ontario, même si les libéraux ont été réélus avec une majorité, les électeurs ont clairement rejeté la plateforme d’austérité de droite antisyndicale qui prévoyait sabrer les emplois du secteur public et accorder d’autres baisses d’impôts aux entreprises.  Nous surveillerons tous de près ce qui arrivera au projet de régime de retraite en Ontario et au nouveau processus de négociations centralisées pour les travailleuses et travailleurs des conseils scolaires du SCFP.

Le SCFP a eu le plaisir d’être l’un des commanditaires du Sommet sur le progrès organisé par l’Institut Broadbent à la fin de mars.  Des centaines de progressistes se sont réunis pour parler des changements qu’ont imposés les conservateurs de Stephen Harper au Canada et de ce que nous pouvons faire pour nous réapproprier notre pays lorsque nous irons aux urnes l’an prochain.  Mais l’événement nous a aussi permis de constater que des gouvernements apparemment progressistes, comme celui des travaillistes en Australie, dirigé par Julia Gillard, ne reconnaissent pas les problèmes inhérents à la sous-traitance des services, dont ceux qu’offrent les membres du SCFP.

Au moment où nous nous préparons aux élections fédérales de l’an prochain, nous ne devons pas oublier la politique énoncée dans le document d’orientation stratégique adopté par les délégués à notre dernier congrès national : « Le SCFP réaffirme l’engagement qu’il a pris en 2011 de travailler à l’élection d’un gouvernement fédéral du NPD en 2015. »  Malgré notre détermination à nous débarrasser d’un gouvernement de droite, nous ne devons pas nous laisser convaincre d’appuyer des partis qui, en bout de ligne, ne sont pas les amis de nos membres et tous les travailleurs.

L’assemblée générale du Congrès du travail du Canada, qui se déroule à tous les trois ans, a été un autre événement important du printemps.  Sur le plan financier, les délégués ont adopté deux importantes résolutions.

La première est le maintien de notre appui au projet « Ensemble pour un monde plus juste », qui comprend une campagne de publicité télévisuelle nationale qui se déroulera cet automne et en 2015, jusqu’aux élections fédérales.  Un prélèvement spécial de 1,50 $ par membre, dû le 1er juin, a déjà été inclus dans notre budget de 2014 et un autre paiement sera intégré en 2015.

En outre, les délégués ont approuvé une augmentation de la capitation de 5 cents par membre, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2015.  Le SCFP national paie la capitation du CTC au nom de tous les membres et nous en tiendrons compte dans la préparation du budget de 2015.

Quant aux états financiers du premier trimestre de 2014, la Caisse générale montre les résultats de l’approche prudente que nous avons adoptée.  Les prévisions des revenus de capitation préparées par le personnel se maintiennent, avec un léger dépassement budgétaire de 80 337 $.  Bien que les dépenses de plusieurs postes budgétaires aient été inférieures au budget, dans la plupart des cas, il s’agit du moment de la présentation de factures et non du reflet des activités du SCFP sur le terrain.

Qu’ils s’agisse de campagnes électorales, de la campagne nationale sur l’Accord sur lasanté, du projet « Un monde plus juste », de la trousse d’outils sur les finances municipales rendue publique à la conférence de la Fédération canadienne des municipalités plus tôt ce mois-ci, de la préparation à la conférence du Conseil national des secteurs en octobre, de la campagne pour la bonification du RPC ou des négociations locales ou centralisées, le SCFP et ses membres travaillent à plein régime.

Cette énergie est aussi bien apparente dans les campagnes à frais partagés qui ont été approuvées en mars et celles qui seront présentées à la réunion du Conseil exécutif national de juin.  Si les demandes sont approuvées, près de 80 % des 2,6 millions de dollars prévus pour les campagnes à frais partagés auront été dépensés au milieu de l’année.  Nous continuerons à surveiller la situation de près afin que des fonds soient disponibles pour d’importantes campagnes qu’il pourrait être nécessaire de mener dans la deuxième moitié de 2014.