L’Ontario consacre beaucoup moins d’argent aux hôpitaux que le reste du Canada : 4,8 milliards de dollars en moins. Les patients ont donc droit à beaucoup moins de soins. Jeudi 18 août 2016, à 13 h, au Centre Benson (800 7ième rue Ouest), on rendra public un rapport sur ce que cette somme représente en manque de personnel infirmier et hospitalier pour la population de Cornwall.

À l’aide des données de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), l’organisme Fewer Hands, Less Hospital Care a comparé le financement, la dotation en personnel, les soins infirmiers et le taux de réadmission de l’Ontario et des autres provinces. Ces données démontrent aussi que l’Ontario a pris un retard important sur les autres provinces depuis l’accession des Libéraux provinciaux au pouvoir en 2003, particulièrement depuis le début du régime d’austérité en 2010.

Selon l’ICIS, le gouvernement ontarien consacre au secteur hospitalier 1 395,73 $ par habitant, tandis que la moyenne canadienne (en excluant l’Ontario) est de 1 749,69 $ par habitant. Autrement dit, les autres gouvernements provinciaux et territoriaux investissent 353,96 $ de plus par habitant dans leurs hôpitaux, ce qui représente 25,3 pour cent de plus qu’en Ontario ! Si l’on remonte dix ans en arrière, en 2005-2006, l’écart entre l’Ontario et le reste du pays n’était que de 4,3 pour cent. Conséquemment, les soins infirmiers prodigués aux patients ontariens ont diminué considérablement, à mesure que l’écart dans le financement hospitalier se creusait.

« Le plus troublant, c’est que les Libéraux provinciaux sont fiers de réduire les soins aux patients hospitalisés, s’inquiète Michael Hurley, président du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHO). On retourne des patients à la maison alors qu’ils sont encore gravement malades. On refuse de les admettre à l’hôpital à cause de la pénurie de lits et du rationnement des soins hospitaliers. Les ambulances font le pied de grue à l’extérieur des urgences, parce qu’elles ne peuvent pas décharger leurs patients. » M. Hurley rendra le rapport public jeudi, en compagnie d’employés de l’hôpital de Cornwall.

« On parle de vrais citoyens de Cornwall qui paient le prix du sous-financement du secteur hospitalier ontarien, pas de pourcentages ou de colonnes de chiffres, ajoute M. Hurley. Le gouvernement ontarien doit agir dès maintenant pour rajuster le financement des hôpitaux en fonction de l’inflation réelle des coûts. »

Pour en savoir plus, contactez :

Michael Hurley
Président du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHO)
 416-884-0770

Stella Yeadon
Service des communications du SCFP
 416-559-9300