Les représentants de la section locale 108 du SCFP ont réclamé, à deux reprises, de nouvelles séances de négociation à leur employeur, la Municipalité régionale de Halifax. Celui-ci a refusé les deux fois. Les membres du syndicat des cols bleus de Halifax veulent savoir pourquoi l’équipe de négociation de la ville et le conseil municipal envoient des messages contradictoires. Ils veulent aussi connaître la date de leur retour à la table des négociations.

« Pourquoi réclamer la conciliation, puis refuser de s’y présenter, demande Todd MacPherson, conseiller au SCFP ? Les négociations doivent se dérouler à la table ; la Ville doit respecter la démarche. »

Le conseiller municipal David Hendsbee déclarait récemment aux auditeurs de Rick Howe qu’il faut régler les litiges « à la table des négociations ». Pourtant, cette semaine, dans une lettre adressée au syndicat, la négociatrice en chef de la partie patronale affirme que la Ville préfère recourir à une « trousse électronique » plutôt que de programmer une réunion avec l’équipe de négociation syndicale.

« Il semble que les négociateurs de la Ville jugent acceptable de négocier par courriel, interprète Mark Cunningham, le président du SCFP 108. C’est inacceptable de traiter ainsi les 350 cols bleus municipaux. La Ville ne prend pas ces négociations au sérieux. »

« En fin de compte, les perdants sont les citoyens de la MRH, poursuit-il. Ceux-ci paient leurs conseillers et leurs employés municipaux pour négocier ces contrats. Ils devraient en avoir pour leur argent : un contrat de travail négocié équitablement, sans perturbation des services publics. »

La section locale 108 maintient sa position : elle préfère conclure une entente à la table des négociations, en évitant la perturbation des services qui risque de survenir si l’employeur met sa menace de lock-out à exécution.

« Si les négociateurs de la MRH souhaitent réellement conclure ces négociations, ils n’ont qu’à revenir à la table », conclut M. Cunningham.

Photo : La Citadelle de Halifax, par Taber Andrew Bain, sous licence CC BY-NC 2.0.