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Les dirigeants du SCFP ont offert leur appui aux manifestants étudiants du Québec qui s’opposent à la hausse des droits de scolarité et à la loi 78 qui leur a été imposée la semaine dernière. Cette loi spéciale contrevient nettement à la liberté d’association.

Les membres du SCFP ont participé à un rassemblement de l’Alliance sociale et de ses affiliés (dont la FTQ) tenu le 22 mai à Montréal et qui a coïncidé avec l’immense manifestation organisée par la Coalition large de l’ASSÉ (CLASSE) et appuyée par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

« Nous ne pouvons pas rester les bras croisés pendant que les gouvernements violent nos droits fondamentaux au nom de l’austérité et imposent des compressions qui ne font qu’élargir le fossé entre riches et pauvres, a déclaré Paul Moist, président national du SCFP. Aujourd’hui, nous nous déclarons solidaires des Québécois qui s’opposent à ces mesures. »

« Les étudiants ne devraient pas se retrouver avec d’immenses dettes avant même de commencer à travailler. Ils constatent la croissance indécente du coût de l’éducation postsecondaire aux États-Unis et ailleurs au Canada et ils ne veulent pas d’une société dans laquelle seuls les riches peuvent aller à l’école. J’admire leur fermeté et le SCFP les appuie à 100 pour cent », a ajouté M. Moist.

Le 18 mai, les leaders de la FTQ, de la CSN et de la CSQ ont condamné les abus de la loi 78, une loi qui enfreint les libertés civiles et menace notre démocratie. Charles Fleury, secrétaire-trésorier national du SCFP, a aussi offert son soutien aux manifestants.

« Le SCFP-Québec collabore avec les étudiants du Québec depuis des mois, a affirmé M. Fleury. Nous sommes très fiers de tout ce qu’ils ont fait. La loi 78 a recours à des mesures extrêmes pour essayer de faire taire l’opposition. Elle empêche nos membres d’exercer leur droit fondamental à la liberté d’association et d’expression et le SCFP s’y oppose fermement. »


Pour en savoir plus :

L’Assemblée nationale du Québec a adopté une loi d’urgence anti-manifestation qui, selon le bâtonnier du Québec, « porte atteinte aux droits constitutionnels et fondamentaux des citoyens ». Lisez la loi.