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Aujourd’hui, les cols bleus de Montréal mettent un terme à leur grève tournante de 40 jours débutée le 25 janvier dernier. Et aux yeux de leur syndicat, ils ont de quoi dire «mission accomplie». «Nous avons réussi un sans faute, un exercice impeccable où nous avons fait pression sur l’administration Tremblay. Tout au long de cette grève, nous sommes restés visibles, pour exprimer le bien-fondé de nos revendications, et cela, sans nuire aux Montréalaises et aux Montréalais», se réjouit Michel Parent, président du SCFP 301.

Le dirigeant syndical est particulièrement fier de l’implication des travailleurs et des travailleuses qu’il représente, de ce qu’ils ont accompli, toujours dans le respect, malgré qu’ils soient sans contrat de travail depuis plus de deux ans et demi et que leurs frustrations s’accumulent contre l’intransigeance et l’insensibilité de l’administration municipale. «Je lève mon chapeau à tous nos membres dont le comportement et l’attitude ont été exemplaires. Ils étaient dans les rues, arrondissement par arrondissement, expliquant nos revendications et ridiculisant souvent les prétentions de la Ville», lance Michel Parent.

Retour à la table de négociations

Le syndicat entend maintenant travailler à conclure un contrat satisfaisant pour les deux parties. Il a donc répondu à l’appel du conciliateur de revenir à la table de négociation dès mardi prochain, le 9 mars. «Je crois que nous avons démontré notre bonne foi et une attitude constructive dans la résolutions des problèmes et l’amélioration des services publics. Gérald Tremblay doit donner à ses représentants le mandat de régler. Mais pour s’entendre, il faut être prêt à faire des compromis. Nous en faisons, c’est maintenant à la Ville de se montrer raisonnable», indique le président du syndicat.

Les cols bleus de Montréal sont sans contrat de travail depuis le 31 août 2007. L’ensemble de leurs demandes se chiffrent à 38 millions de dollars, une somme bien modeste dans l’ensemble de la masse salariale de la Ville, et l’écart entre les parties sur la question des salaires est d’environ 1 % sur quatre années. Les pourparlers achoppent principalement sur les enjeux reliés aux contrats donnés aux compagnies privées, à la régularisation d’employés qui travaillent à temps plein et à l’équité interne avec les autres groupes d’employés de Montréal.

Le SCFP représente environ 70 % de l’ensemble des employés municipaux au Québec. En plus du secteur municipal, le SCFP est présent dans 10 autres secteurs d’activités au Québec, entre autres, la santé et les services sociaux, l’éducation, les transports urbain et aérien, l’énergie, les sociétés d’État et organismes publics québécois et les communications. Comptant au total près de 105 000 membres au Québec, il est le plus important syndicat affilié de la FTQ.