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Le premier ministre a remanié son cabinet et modifié ses priorités, mais le programme des garderies a été laissé en plan.

« Les conservateurs n’ont pas créé les places en garderies dont ont besoin les Canadiens. Les entreprises montrent peu d’enthousiasme pour les projets de création de garderies par le secteur privé, et les parents ont reçu un montant imposable de 100 $ pour couvrir leurs frais de garde d’enfants. Le gouvernement devrait avoir honte de qualifier ce semblant de programme de succès », affirme Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Le rapport Tailler une place aux services de garde à l’enfance publié aujourd’hui par la coalition « Code Bleu pour les services de garde », confirme l’inefficacité de la méthode à la pièce des conservateurs. Il est particulièrement urgent de remédier à cette absence de politique, surtout que le Canada traîne loin derrière d’autres pays au chapitre des garderies. La recherche établit un lien direct entre les premières expériences des enfants et leur santé, leur bien-être et leur apprentissage, et ce tout au long de leur vie.

Les conséquences de la piètre politique des conservateurs en matière de garderies sont encore amplifiées en Colombie-Britannique, où le gouvernement a limité les subventions.

« Pour la première fois, les parents de C.-B. qui y étaient auparavant admissibles ne recevront aucune subvention. Les garderies sont aux prises avec des déficits et n’ont d’autre choix que de hausser les frais et de réduire les services », explique Randi Gurholt-Seary, éducatrice en garderie et membre du Groupe de travail national du SCFP sur les garderies.

« Aucune nouvelle place ne sera créée pour aider les parents à se procurer des services de garde de grande qualité, ajoute-t-elle. Il faut un financement régulier pour que les frais soient plus abordables pour les familles et que les établissements soient plus stables. » Le Groupe de travail national du SCFP sur les garderies se réunit à Ottawa les 12 et 13 janvier pour élaborer une stratégie préélectorale.

« Nous représentons les éducatrices en garderie du Canada et leur expérience nous confirme que l’investissement dans l’éducation de la petite enfance produit un immense rendement sociétal. Pourtant, les conservateurs font la sourde oreille aux économistes et aux éducatrices de la petite enfance et préfèrent leur prime aux bébés imposable. »

« Lorsque les élections seront déclenchées, le premier ministre Harper devra non seulement se dépêtrer dans le dossier du changement climatique, mais il devra aussi faire face à des hordes de parents insatisfaits et mécontents », conclut M. Moist.