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Les réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS) sont de nouvelles régies régionales de la santé qui transformeront le paysage des soins de santé en Ontario. Ces réseaux semblent jeter les bases de la privatisation du système de soins de santé. Les libéraux de l’Ontario veulent faire adopter une loi qui intégrera les RLISS au système de soins de santé.

Mais il est inquiétant de constater que les changements proposés par les libéraux de l’Ontario ressemblent étrangement à ceux qu’ont instaurés les libéraux de la C.-B. avec l’adoption du projet de loi 29 en 2002. Ils ont utilisé la loi pour sabrer dans les salaires, imposer des conventions collectives, congédier 8 500 travailleurs et promouvoir la privatisation dans le secteur des soins de santé. Après l’adoption du projet de loi 29 en Colombie-Britannique, la pression à la baisse sur les salaires des membres a été formidable (ceux des femmes, en particulier) et il y a eu sous-traitance à grande échelle des services fournis par le personnel du secteur public (surtout des femmes et des personnes de couleur).

Officiellement, le gouvernement de l’Ontario soutient que les RLISS permettront la mise en commun de ressources, ce qui attirera les médecins et d’autres professionnels de la santé. Mais cette logique est déficiente à au moins deux égards. Les ressources tendent à aller aux fournisseurs les plus forts et les plus gros, peu importe la région, et les patients devront franchir de plus longues distances pour avoir accès à ces ressources. En outre, avec la pénurie de médecins, les RLISS se feront concurrence entre eux pour attirer le personnel médical. Par « intégration », on entend vraiment la consolidation de services au sein d’une région géographique.

Mais surtout, avec les RLISS, les libéraux veulent instaurer le processus des appels d’offres concurrentielles dans les hôpitaux, les établissements de soins de longue durée et les organismes de services sociaux communautaires liés à la santé. Le même processus a été utilisé en Ontario pour détruire les soins à domicile communautaires sans but lucratif. Les RLISS recevront un financement pour les services de santé dans leur région. Ils devront ensuite acheter les services – comme les chirurgies, les services de diététique, les services de nettoyage – de fournisseurs comme les hôpitaux, les cliniques privées ou les entreprises qui auront obtenu le contrat. Dans le secteur des soins à domicile, le processus d’appels d’offres a accru la privatisation, entravé la continuité des soins et réduit l’accessibilité.

Ce changement de politique fondamental a lieu sans aucun débat public. En établissant les RLISS avant l’adoption de la loi, le gouvernement provincial présente le processus comme un fait accompli. Toutefois, les syndicats et les groupes communautaires demandent aux libéraux d’organiser des audiences publiques sur les changements prévus. Le SCFP-Ontario a lancé une campagne provinciale pour inciter les membres à s’opposer aux RLISS. Le SCFP demande aux libéraux de McGuinty :

  • · De tenir des consultations publiques dans toute la province avant l’adoption de la loi;
  • · De retirer le processus d’appels d’offres concurrentielles de tout projet visant le secteur des soins de santé;
  • · De s’engager à fournir des services de santé localement dans chaque collectivité et non sur une base régionale;
  • · D’inclure les médecins dans toute intégration des services de santé.

Voir www.cupe.on.ca/www/LHINs/a437b8e2f5ffab pour en savoir plus sur les derniers moyens d’action entrepris par le SCFP-Ontario.