Des millions de Canadiens font face
à un avenir incertain à la retraite
Nous devrions tous avoir droit à la sécurité
financière durant nos années de retraite.
Cependant :
-
11 millions de travailleurs canadiens
n’ont pas accès à un régime de retraite d’employeur; - Dans le secteur privé, seulement un employé
sur cinq cotise à un régime de retraite d’employeur; - Une majorité de Canadiens ne réussissent
pas à épargner suffisamment pour être en
mesure de répondre à leurs besoins fondamentaux
une fois à la retraite; - La débâcle économique mondiale exerce
de nouvelles pressions sur les régimes de
retraite en place, puisque les employeurs
cherchent à esquiver leur responsabilité
d’assurer un revenu de retraite adéquat à
leurs employés.
Les REÉR ne suffisent pas
Le modèle d’épargne-retraite basé sur les REÉR
bat de l’aile puisque trop peu de Canadiens – à
peine quelque 25 pour cent des contribuables –
ont les moyens de cotiser à un REÉR.
Pensons à demain,
renforçons nos pensions: Les actions du SCFP
De concert avec le Congrès du travail du Canada, le SCFP mène une campagne à long terme
pour appuyer ses militants en vue de réaliser des gains importants.
-
Signer la pétition revendiquant
une majoration des prestations de retraite; -
Remplissez notre carte postale adressée au premier ministre Harper et disponible à nos activités
sur les régimes de retraite; - Incitez votre section locale du SCFP à appuyer officiellement la campagne sur les régimes de retraite;
- Parlez du besoin de changement dans votre entourage.
De plus, l’effondrement de l’économie mondiale
a exposé des investisseurs individuels qui
cotisent à un REÉR à des risques extrêmement
élevés et à des pertes financières considérables.
Nous pouvons renforcer nos pensions
Nous pouvons commencer à résorber la crise
en adoptant une approche équilibrée qui
renforce les régimes de retraite d’employeur
tout en veillant à ce que les régimes publics
couvrent l’ensemble des travailleurs.
Nous pouvons renforcer le Régime de pensions
du Canada (RPC) en doublant progressivement
les prestations versées jusqu’à concurrence
d’environ 23 000 $ par an. Ainsi, 93 pour cent
des Canadiens qui cotisent au RPC bénéficieraient
de prestations stables et majorées.
Le RPC est extrêmement efficace, car ses
frais de gestion et d’administration représentent
une mince fraction de ceux perçus par les
sociétés de placement. Une très légère hausse
des cotisations des employés et des employeurs
suffirait pour majorer les prestations de retraite.
De plus, nous devons majorer le Supplément
de revenu garanti (SRG) pour sortir de la
pauvreté des centaines de milliers de pensionnés démunis.
Des lois plus contraignantes pour mieux
protéger les régimes de retraite
Nous devons resserrer la réglementation
pour protéger les régimes de retraite en place
dans les milieux de travail contre les faillites,
les investissements trop risqués et la souscapitalisation
des employeurs. Plus jamais
des travailleurs ne devraient, comme ceux de
Nortel, devoir payer à même leurs prestations
de retraite pour la faillite de leur employeur.
Nos pensions remises en question
Les syndicats comptent une fière tradition de
revendiquer des pensions décentes pour leurs
membres et pour l’ensemble des travailleurs canadiens.
Cependant, ceux qui s’opposent à offrir
à tous un revenu de retraite adéquat font
des pieds et des mains pour présenter de
manière inexacte les régimes de retraite des
travailleurs du secteur public. Ces derniers
versent des contributions considérables pour
se payer de futures prestations de retraite.
Un employé du secteur public ayant
contribué à son régime de retraite pendant
30 ans recevra, en moyenne, une modeste
pension de 17 900 $ par année.
La plupart des membres du SCFP ne comptent
pas 30 années de service, et 30 pour cent des
membres du SCFP ne cotisent même pas à un
régime de retraite.
Dans le cadre de sa campagne sur les
régimes de retraite, le SCFP renforce sa
stratégie de négociation dans l’optique de
protéger les pensions des membres qui
bénéficient d’un régime de retraite adéquat
et multiplie ses efforts pour étendre cette
couverture à ses autres membres.