Alors que les événements de la fierté gaie se préparent dans les communautés de tout le pays, le SCFP reconnaît la contribution des militants LGBTQ2+ et invite les employeurs et les gouvernements à faire avancer eux aussi la société, pas à la faire reculer.

Comme tous les gains, les droits des personnes LGBTQ2 + ont été durement acquis par les militants qui en ont souvent payé le prix. Il ne s’agissait pas de cadeaux offerts avec bienveillance de la part de gouvernements et d’employeurs éclairés. (LGBTQ2+ est un acronyme qui décrit les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queer, bispirituelles ou ayant d’autres identités ou expressions de genre ou qui sont socialement marginalisées d’autres façons.)

Cette année, le gouvernement fédéral et d’autres gouvernements ont souligné le 50e anniversaire de la décriminalisation de l’homosexualité. Malheureusement, cela ne fait qu’alimenter un mythe pratique qui sert à cacher la violence homophobe et transphobe tout en acceptant le mouvement de libération gaie. Ce mythe sert aussi à faire taire les militants autochtones, noirs, féministes, handicapés et autres qui ont combattu le Livre blanc de 1969, ainsi que les avortements risqués et les autres actes de violence commis au nom de la « société juste » par le gouvernement libéral à l’époque, des gestes qui ont encore des répercussions aujourd’hui.

L’oppression qui divisait les travailleurs en 1969 continue à nous diviser maintenant. Nous devons être solidaires dans nos luttes. C’est pourquoi le SCFP est fier d’appuyer le réseau de militants et d’universitaires anti-69 qui exposent la criminalisation, la violence et la discrimination qui s’est poursuivie après 1969 et qui ont encore des conséquences mortelles aujourd’hui. Consultez @Anti69ers sur Twitter pour voir les événements à venir, et renseignez-vous ici.

En 2019, le harcèlement homophobe et transphobe, la violence et la discrimination continuent de blesser nos membres et les personnes à qui nous procurons des services. Les militants LGBTQ2 + du SCFP, qui font partie de notre Comité national du Triangle rose et de groupes provinciaux et locaux, poursuivent une longue tradition en établissant des lieux plus sécuritaires et en réclamant la justice en matière de diversité sexuelle et de genre.

Le SCFP agit :

  • en établissant des lieux plus sécuritaires en invitant des conférenciers, en offrant des toilettes pour tous les genres ainsi que des séances d’éducation sur les pronoms lors des congrès et conférences.
  • en offrant une gamme de ressources sur la diversité des genres, dont un atelier de trois heures, des feuillets d’information et des clauses de convention collective.
  • en se préparant à lancer un projet de recherche avec l’organisme EGALE et la docteure Susan Braedley sur les personnes aînées LGBTQ2 + et la sécurité des travailleurs dans les services publics.
  • en partageant la chronologie du militantisme LGBTQ2 + du SCFP, une base solide sur laquelle nous construisons aujourd’hui.

Compte tenu des récents reculs survenus au Canada et aux États-Unis, nous devons mieux nous organiser et coordonner nos luttes. En ce qui concerne les droits des personnes LGBTQ2 + seulement, les gouvernements provinciaux font preuve d’une moins grande ouverture, que ce soit dans les programmes d’éducation ou face aux alliances entre gais et hétérosexuels. Le gouvernement fédéral qui a essayé de nous distraire avec une pièce commémorative et d’autres mesures préélectorales, a utilisé une loi omnibus pour tenter de créer de nouveaux obstacles pour les réfugiés LGBTQ2 +. Les crimes haineux sont à la hausse ici et à l’étranger, et les personnes LGBTQ2+ qui sont aussi marginalisées par le colonialisme, la suprématie blanche, le capacitisme et la misogynie sont les plus en danger.

Au mépris du mythe de 1969 et tous les mythes sur les droits de la personne, nous encourageons toutes les sections locales à appuyer les événements de la Fierté gaie, en particulier en aidant les personnes marginalisées au sein de la communauté LGBTQ2 +, y compris les travailleurs précaires, les migrants, les personnes noires, autochtones, musulmanes, transgenres, non binaires et d’autres.

Nos luttes sont liées, et tout ce qui vaut la peine d’être défendu doit l’être.

Éduquer, négocier et agir :

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