Ce mercredi en milieu de journée, devant l’Assemblée nationale, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et le Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298, ont affiché des vœux du temps des fêtes à l’intention des travailleuses et travailleurs du réseau de la santé. Deux sapins de Noël ont été installés puis décorés de photos et de souhaits émis par ces travailleuses et travailleurs. De plus, sur des clôtures portatives, les deux syndicats ont disposé des vœux recueillis auprès du grand public.

En plus d’envoyer un message d’appui et de reconnaissance, l’opération a pour but de rappeler que ces employés aux toutes premières lignes de la crise sanitaire sont sans convention collective depuis le 31 mars 2020. Ils attendent encore que le gouvernement du Québec négocie activement leur prochain contrat de travail. Au cours des années précédentes, ils ont subi des années d’alourdissement de leur charge de travail, de recul de leur pouvoir d’achat et de détérioration de leurs conditions de travail.

« Nous manquons de mots pour dire à quel point ce temps des fêtes est difficile pour les employés des hôpitaux, des centres d’hébergement et du reste du réseau de la santé et des services sociaux. La crise sanitaire et le manque de reconnaissance du présent gouvernement s’additionnent aux compressions et aux fusions des années précédentes. Ce temps des fêtes est le moment de réfléchir à comment nous traitons, comme société, ces personnes qui livrent des services vitaux dans des conditions de plus en plus impossibles », selon Frédéric Brisson, président du Conseil provincial des affaires sociales (CPAS-SCFP).

« Notre monde est à bout. On ne cesse de vanter leur travail, de les qualifier d’anges gardiens, on leur demande de se mobiliser comme jamais auprès des patients et des bénéficiaires. Pourtant, les offres actuelles du gouvernement sont pratiquement insultantes. Il est plus que temps que le gouvernement reconnaisse le dévouement et les efforts constants – et ce, depuis bien avant la crise de la COVID-19 – des travailleuses et des travailleurs dans le réseau de la santé et des services sociaux et ça passe par une réelle ouverture aux tables de négociation », de poursuivre Danielle Rousseau, conseillère au Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES-FTQ).