Mardi matin, constatant un manque chronique de volonté de progrès de la partie patronale, le syndicat des chargés de cours de l’UQTR a rompu les négociations de renouvellement de sa convention collective et demandé l’intervention d’un médiateur-conciliateur du ministère du Travail du Québec.
Le contrat de travail précédent est arrivé à échéance le 30 avril 2025. Entamés en mars 2025, les pourparlers durent depuis plus de 19 mois. Tandis que le syndicat a déposé l’ensemble de ses demandes normatives depuis plusieurs mois, il attend toujours le retour de l’employeur sur de nombreux points. Celui-ci reste campé sur ses propres demandes alors que certaines d’entre elles feraient reculer les conditions de travail de plus de 20 ans. Pour le syndicat, la direction de l’UQTR s’attaque à ses employés à statut précaire qui prodiguent plus de 65 % des cours de l’institution.
« Plus rien n’avance depuis juin 2026. Après un arrêt de trois mois pendant la saison estivale, quelques rencontres ont eu lieu et un membre influent du comité patronal est presque systématiquement absent. Malheureusement, cela illustre le peu d’importance que l’UQTR accorde à ses chargés de cours. Nos membres méritent mieux que des délais, des silences et des demandes qui font reculer leurs conditions de travail. Ils ont droit à une négociation sérieuse, respectueuse et menée avec une réelle volonté de parvenir à une entente », de commenter Lucie Lorrain, présidente du Syndicat des chargés de cours de l’UQTR (SCCUQTR), SCFP 2661.
« La direction de l’UQTR semble oublier que sans chargés de cours, la diplomation d’un nombre important d’étudiants est grandement compromise. Sans nous, il n’y a pas de cours, pas d’examens, pas de diplômes, c’est aussi simple que cela », de conclure Lucie Lorrain.
Le SCCUQTR-SCFP 2661 compte environ 1 100 membres, dont 800 travaillent durant une année scolaire donnée. En plus du campus principal de Trois-Rivières, ils donnent des cours sur les campus de Drummondville, Québec, L’Assomption, Longueuil, Joliette et Terrebonne. Fait à noter, 40 % des membres occupent un autre emploi.
