Retour au piquetage à Valley View Villa devant un employeur qui persiste à demander des concessions

Les travailleuses et travailleurs de Valley View Villa, représentés par le SCFP 2330, viennent d’émettre un préavis de grève après une rupture des négociations, leur employeur continuant d’exiger des concessions qui mèneraient à des conditions pires que le contrat actuel.

« Ça me dégoûte », lâche la présidente de la section locale, Betty Best. « On a fait la grève pendant 9 semaines à la grandeur de la province afin d’obtenir un salaire juste et suffisant pour vivre, mais voilà que la municipalité laisse High Crest Enterprises tenter de récupérer nos vacances et nos assurances santé si durement gagnées. »

Valley View Villa appartient à la Municipalité du comté de Pictou et est gérée par High Crest Enterprises, une entité à but lucratif qui possède et gère de nombreux établissements dans la province. Elle demande des concessions sur la manière dont les employé(e)s peuvent accumuler des vacances, ce qui pourrait avoir pour effet de réduire les congés annuels, et elle demande aussi des modifications à la couverture d’assurance maladie, changements qui viendraient retirer les membres syndiqué(e)s du régime administré par la Health Association of Nova Scotia.

« Les augmentations salariales sont littéralement prises en otage, soutient Betty Best. On se bat depuis longtemps pour celles-ci, mais voilà que Valley View Villa refuse de signer l’entente de principe à moins qu’on laisse aller les vacances et les assurances pour lesquelles on a travaillé. »

Les travailleuses et travailleurs de Valley View Villa faisaient partie de la quarantaine de foyers de soins de longue durée ayant fait la grève le printemps dernier. Les grévistes demandaient un salaire de subsistance équitable pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs du secteur. Leur lutte leur a permis d’obtenir une hausse salariale globale d’au moins 5 $ l’heure répartie sur la durée de la convention. Les travailleuses et travailleurs sont retournés travailler sur la base de cette entente de principe, mettant sur pause la grève pendant que chaque section locale bouclait sa propre entente.

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