Quelles seront les conséquences pour les parents si plus de 5 500 membres du personnel de soutien scolaire de la Nouvelle-Écosse doivent faire la grève?

Plus de 5 500 membres du personnel de soutien scolaire de la Nouvelle-Écosse pourraient déclencher une grève dans aussi peu que 10 jours. En effet, les négociations entre huit sections locales du SCFP, les centres d’éducation régionaux de la province et le Conseil scolaire acadien provincial sont au bord d’une impasse.

« Si ça continue, on va manquer de temps pour conclure des ententes qui protègent la qualité du système d’éducation public de la Nouvelle-Écosse », déplore Nelson Scott, président du Conseil des syndicats des conseils scolaires de la Nouvelle-Écosse (CSCSNE). « Ça fait 10 mois qu’on dit à nos employeurs ce dont on a besoin pour assurer le bon fonctionnement de nos écoles. Ils connaissent les problèmes. Ils savent ce qui doit changer. Mais on attend encore qu’ils prennent ces problèmes au sérieux à la table de négociation. »

Si ces travailleuses et travailleurs n’ont d’autre choix que de faire la grève, les communautés scolaires de toute la province en subiront les conséquences. De nombreuses écoles pourraient devoir fermer, et celles qui resteraient ouvertes pourraient devoir faire face à la suppression de circuits d’autobus, à la suspension de programmes préscolaires, à une réduction des mesures de soutien aux élèves, à une détérioration de la propreté et à une montée des problèmes d’entretien.

« Les parents et les enfants de la Nouvelle-Écosse voient chaque jour ce qui arrive quand il n’y a pas assez de ressources pour répondre aux normes : les classes deviennent sales, les élèves n’ont pas accès aux mesures de soutien requises, les environnements d’apprentissage sont perturbés, et quelques enfants ne peuvent même plus se rendre à l’école parce que leur circuit d’autobus a été annulé. » 

Nelson Scott affirme que les membres du personnel de soutien scolaire ne veulent perturber ni l’éducation des élèves ni la vie des familles. « Personne ne veut d’une grève. Mais on ne peut pas continuer d’accepter des conditions de travail qui nuisent aux services dont les élèves dépendent. Les problèmes qu’on essaie de régler à la table de négociation affectent déjà les familles néo-écossaises. »

« Chaque élève mérite d’apprendre dans une bonne école, et chaque membre du personnel de soutien scolaire mérite de travailler dans de bonnes conditions. L’un ne va pas sans l’autre. On demande aux familles de se joindre à nous et de dire à leur administration scolaire que la priorité devrait être de rendre les écoles meilleures pour tout le monde. Il reste encore 10 jours pour éviter le déclenchement de la grève, et nos employeurs doivent agir », conclut le président du CSCSNE.

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