La privatisation se propage dans le système de santé canadien et a des répercussions sur la prise en charge des patient(e)s d’un océan à l’autre. Le SCFP a publié un rapport qui examine ce problème et qui propose des solutions.
Il en ressort que la tendance à la privatisation est alimentée par un gouvernement fédéral qui sous-finance le système de santé depuis des décennies, et par des gouvernements provinciaux qui détournent les fonds du système public pour les diriger vers des entreprises privées. Bien que les adeptes de la privatisation y voient une solution aux problèmes du système de santé, les faits démontrent plutôt le contraire. Le système public en offre plus pour moins cher, et ce, pour tout le monde.
Le rapport passe en revue les différentes formes de privatisation les plus courantes observées partout au pays, y compris :
- les frais illégaux;
- les agences de placement privées;
- les fonds publics versés à des établissements à but lucratif;
- les soins de longue durée à but lucratif;
- les partenariats public-privé onéreux;
- les soins virtuels et l’intelligence artificielle.
Le rapport La privatisation des soins de santé au Canada est un appel à l’action. La privatisation n’est pas une solution viable à la crise qui sévit dans le système de santé canadien. Elle mène invariablement à plus de dépenses pour les gouvernements comme pour les patient(e)s, à de piètres conditions de travail et à une baisse de la qualité des soins qui nuit à la santé de la population. Le rapport appelle tous les paliers de gouvernement à mettre un terme à la dérive actuelle, qui nous mène vers un système de santé à deux vitesses axé sur le profit; les gouvernements doivent plutôt réitérer leur engagement envers les principes d’un système public universel et accessible qui est financé comme il se doit.
Vous pouvez télécharger un exemplaire du rapport, ou commander un exemplaire papier.
