Mark Hancock lance une mise en garde au comité chargé d’étudier le projet de loi C-39

Le président national du SCFP, Mark Hancock, a demandé aux député(e)s fédéraux de s’opposer aux restrictions au droit de grève proposées par le gouvernement libéral lors de son témoignage mardi devant le comité spécial de la Chambre des communes chargé du projet de loi C-39.

« Le projet de loi C-39 constitue une attaque injuste et inutile contre les droits fondamentaux des Canadiennes et Canadiens, a déclaré Mark Hancock. Il va détériorer les relations de travail, au lieu de les améliorer. »

Mark Hancock a réitéré l’appui du SCFP à une hausse des investissements au Canada et à la création d’emplois de qualité partout au pays, mais a dénoncé la façon dont le gouvernement se sert de la guerre commerciale avec les États-Unis comme prétexte pour faire reculer les droits des travailleuses et travailleurs.

« Le droit à la libre négociation collective et le droit de grève sont garantis par la Charte canadienne des droits et libertés précisément pour cette raison : pour les protéger des décisions politiques arbitraires. Les droits protégés par la Charte ne sont pas de simples permissions que des responsables politiques peuvent révoquer à leur guise. »

Il a également averti que le projet de loi C-39 vient clairement récompenser les employeurs qui refusent de négocier de bonne foi, puisqu’il leur permet de compter sur l’intervention du gouvernement plutôt que de faire les efforts nécessaires à la table de négociation.

« Avec le projet de loi C-39, le droit de grève n’existera plus qu’en théorie. Parce qu’un droit qu’on peut nous retirer dès qu’on l’exerce n’est tout simplement pas un droit. »

Mark Hancock a aussi rappelé une décision récente du Tribunal administratif du travail au Québec, qui a conclu que des pouvoirs d’intervention gouvernementale semblables violaient les droits des travailleuses et travailleurs garantis par la Charte.

« Le gouvernement est en train de commettre une grave erreur qui sera dévastatrice, a déclaré Mark Hancock. J’exhorte les membres de ce comité à l’arrêter pendant qu’il est encore temps. »

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