Les travailleuses et travailleurs de la santé en Saskatchewan sont les moins bien rémunérés au pays

Selon une nouvelle étude publiée par le SCFP 5430, les travailleuses et travailleurs de la santé en Saskatchewan sont, pour la plupart, les moins bien rémunérés de tout le Canada. Le SCFP 5430 demande une augmentation des salaires, qui n’ont pas bougé depuis quatre ans, une mesure absolument indispensable pour retenir le personnel au sein du système de santé de la province, confronté à un important manque d’effectifs. 

 

Par rapport à la moyenne des autres provinces, ce sont les travailleuses et travailleurs de la santé de la Saskatchewan qui sont les moins bien rémunérés :

 

  • les auxiliaires aux soins prolongés touchent 3,37 $ de moins l’heure en moyenne que dans les autres provinces;
  • le personnel des services alimentaires reçoit 3,73 $ de moins l’heure;
  • les responsables des services d’entretien des lieux touchent 4,33 $ de moins l’heure;
  • le personnel du service de blanchisserie reçoit 4,36 $ de moins l’heure.

 

Le salaire de départ en Alberta pour toutes les catégories susmentionnées est plus élevé que le salaire maximal versé en Saskatchewan.

 

Si les autres provinces ont reconnu qu’il fallait des salaires concurrentiels pour recruter et retenir le personnel de la santé, ce n’est pas le cas du gouvernement du Parti saskatchewanais, qui a laissé ses travailleuses et travailleurs de première ligne de la santé absorber un retard inacceptable.

 

Cela fait quatre ans que ces travailleuses et travailleurs n’ont eu aucune augmentation salariale. Les conséquences se font sentir chez les patient(e)s et les familles aux quatre coins de la province. Le personnel expérimenté qui quitte pour des emplois mieux rémunérés laisse des postes vacants, ce qui augmente la charge de travail pour les collègues restants, et accentue la pression sur un système de santé déjà mis à rude épreuve. 

Pendant ce temps, le coût du panier d’épicerie, du carburant, du logement et pratiquement toutes les autres dépenses des ménages ne cessent d’augmenter. Et on demande aux travailleuses et travailleurs d’absorber cette hausse tout en continuant à travailler dans un contexte de manque d’effectifs chronique, de charge de travail croissante et de conditions de travail qui empirent, tout ça pour un salaire inférieur à celui de leurs pairs ailleurs au pays? 

« Le gouvernement du Parti saskatchewanais a eu quatre ans pour montrer qu’il valorise les travailleuses et travailleurs de la santé. Or, ces travailleuses et travailleurs reçoivent non seulement le pire salaire au pays par rapport à leurs homologues du secteur, mais continuent en plus de se voir refuser une augmentation salariale essentielle », s’indigne Bashir Jalloh, président du SCFP 5430. 

« Un gouvernement ne peut pas prétendre vouloir sérieusement réformer le système de santé tout en laissant le personnel se retrouver au bas de l’échelle salariale nationale. »

« Il ne peut pas non plus continuer de prétendre que les problèmes de recrutement et de rétention vont se résoudre d’eux-mêmes. Pas besoin d’être un génie pour comprendre que si on paie le personnel de la santé moins bien que dans d’autres provinces, il sera plus difficile de le garder ici. Pour résoudre la crise du secteur, il faut commencer par respecter les travailleuses et travailleurs et les rémunérer à leur juste valeur. »

Les membres du SCFP 5430 tiendront un vote de grève en septembre prochain. Après des années d’attente, de travail en manque d’effectifs et de concessions, le personnel de première ligne de la santé fait clairement savoir qu’il en a assez. 

Contenu connexe