Les salaires de misère plongent le système de santé de la Saskatchewan au bord du gouffre : un vote de grève est prévu en septembre

Les travailleuses et travailleurs de la santé de première ligne de la Saskatchewan tiendront un vote de grève en septembre prochain. Les membres du SCFP 5430, qui travaillent dans des hôpitaux, des établissements de soins de longue durée, des centres de santé communautaires, des laboratoires et d’autres services médicaux partout dans la province, continuent d’offrir des soins exceptionnels malgré la charge de travail croissante, la pénurie chronique de personnel et l’absence de réelles augmentations salariales depuis des années.

Les membres disent avoir négocié de bonne foi pour parvenir à une entente équitable où leurs services essentiels sont reconnus à leur juste valeur. Cela fait maintenant des années que leurs salaires ne suivent pas la hausse du coût de la vie : obtenir des résultats concrets à la table de négociation est devenu une nécessité.

« Nos membres ne cherchent pas le conflit », affirme Bashir Jalloh, président du SCFP 5430. « On veut seulement un système de santé capable d’attirer et de retenir des professionnel(le)s qualifié(e)s, pour que les familles de la Saskatchewan puissent compter sur des soins de qualité, dispensés en temps opportun, lorsqu’elles en ont le plus besoin. »

Sans amélioration importante, les travailleuses et travailleurs préviennent que la province risque d’empirer une pénurie de personnel déjà jugée grave tant à l’embauche qu’à la rétention.

« Si l’employeur continue d’ignorer les réalités de nos travailleuses et travailleurs en première ligne, notre syndicat devra envisager toutes les options à sa disposition pour arriver à une entente équitable, prévient Bashir Jalloh. Personne ne souhaite la grève. Mais on ne peut plus continuer à soutenir un système qui refuse de valoriser notre travail. »

« Les personnes que nous représentons se rendent chaque jour au travail parce qu’elles se soucient profondément de la population, poursuit le président du SCFP 5430. Elles restent tard, travaillent des quarts supplémentaires et font tout en leur possible pour que les patient(e)s reçoivent les bons soins mérités. Mais le dévouement à lui seul ne suffit pas à assurer le bon fonctionnement d’un système de santé. »

Les bas salaires nuisent de plus en plus au recrutement du personnel ainsi qu’à la rétention d’employé(e)s d’expérience en Saskatchewan. Les postes vacants obligent le personnel présent à faire des heures supplémentaires, à assumer encore plus de responsabilités et à s’occuper d’un nombre sans précédent de patient(e)s. Il en résulte un système qui croule sous la pression.

« Quand les travailleuses et travailleurs de la santé quittent leur poste pour des raisons financières, tout le monde en paie le prix, s’exclame Bashir Jalloh. Les délais d’attente pour les soins s’allongent. Les familles doivent composer avec des retards. Le personnel sur place est épuisé. Le problème dépasse le cadre du travail : c’est un enjeu d’intérêt public. »

Le SCFP 5430 précise que toute décision future liée aux négociations et à d’éventuelles actions syndicales sera prise démocratiquement par ses membres, et qu’un vote de grève aura lieu en septembre.

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