Les membres du SCFP passent à l’action pour obtenir une entente équitable avec Extendicare

Le SCFP 1182, soit l’une des huit sections locales présentes à la table centrale de négociation d’Extendicare, a tenu un rassemblement aujourd’hui à Sudbury. La section, qui représente les travailleuses et travailleurs d’Extendicare York à Sudbury, veut attirer l’attention sur l’important retard pris dans les négociations. La négociation concertée en cours donnera le ton aux salaires et avantages sociaux qui seront offerts dans le secteur des soins de longue durée en Ontario. Depuis la pandémie de COVID-19, la table centrale contribue également à améliorer les conditions de travail dans les maisons de retraite et le secteur en général, à l’échelle de la province.  

Or, plus rien n’avance depuis le 29 juin 2026, et ça commence à avoir des répercussions sur le secteur puisque d’autres employeurs refusent d’entamer les négociations tant que rien n’aura abouti avec Extendicare. Contrairement aux travailleuses et travailleurs d’autres secteurs, les travailleuses et travailleurs de la santé n’ont pas le droit de grève en Ontario. C’est plutôt la Loi sur l’arbitrage des conflits de travail dans les hôpitaux qui les régit, et cette loi impose l’arbitrage des différends lorsque les parties n’arrivent pas à s’entendre. Les arbitres appuient souvent leur jugement d’un dossier en cours sur les décisions arbitrales issues des négociations antérieures. Dans le secteur des soins de longue durée, cette façon de faire a toutefois engendré un arriéré considérable, si bien que certaines conventions en cours de négociation expirent avant même d’être signées.  

« Nos négociations établissent la norme pour les travailleuses et travailleurs des soins de longue durée de l’ensemble de la province », précise Sheena Bracken, présidente du SCFP 1182. « Aujourd’hui, on expose la situation au grand jour, parce qu’il est injuste de devoir attendre autant pour recevoir une offre raisonnable. »  

Le syndicat continuera à faire pression sur l’employeur jusqu’à ce que les négociations aboutissent. « On aimerait voir l’employeur revenir avec une offre raisonnable et négocier de bonne foi, fait valoir Sheena Bracken. Mais d’ici là, tous les moyens sont bons pour rappeler à l’employeur qu’on mérite mieux. » 

 

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