Le personnel de soutien scolaire du SCFP a appris que les récents licenciements d’aide-enseignant(e)s proviendraient d’une directive provinciale demandant de réévaluer les besoins de soutien des élèves qui reçoivent déjà des services.
Shelley McNeil, présidente de la section locale du SCFP 5047 – Halifax Regional Centre for Education, rapporte la mise à pied de plus de 50 aides-enseignant(e)s cet automne, soi-disant en raison d’un manque de travail.
« On peine à comprendre ces licenciements récurrents alors que les besoins semblent en fait toujours de plus en plus grands », s’interroge Shelley McNeil.
Robin Gushue, mère d’Olivia, une jeune fille de 15 ans atteinte de paralysie cérébrale, explique qu’elle suspecte une tentative dissimulée de réduire les services offerts à sa fille, qui bénéficie actuellement d’un soutien à temps plein.
La mère dit avoir reçu un courriel inhabituel de la part du centre d’éducation en septembre lui demandant l’accès au plan de soins de sa fille, une demande qui l’a surprise. « Olivia doit être accompagnée en tout temps à l’école. Une personne l’accompagne à temps plein; quelqu’un prend même son relais à la pause. De plus, il faut deux personnes pour l’aider lorsqu’elle doit être sortie de son fauteuil roulant ou le réintégrer. C’est ainsi depuis son premier jour d’école en Nouvelle-Écosse, il y a environ dix ans. Je ne vois pas pourquoi le centre aurait besoin de consulter son plan de traitement, à part pour chercher à réduire les services. »
D’autres familles ont raconté à Robin Gushue avoir subi une réduction de soutien après la réévaluation de leur enfant, en dépit des besoins qui avaient été reconnus l’année précédente.
Shelley McNeil indique que le SCFP a déposé une demande d’accès à l’information au ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance de la Nouvelle-Écosse afin de connaître l’origine de cette démarche. Elle affirme que les parents méritent d’entendre la vérité de la bouche du ministre Brendan Maguire. « Chaque enfant de la province a droit à une éducation publique de qualité. Le ministre Maguire a le devoir d’expliquer aux parents pourquoi leur enfant se fait retirer des services critiques. »