Le SCFP 4681 dénonce la suppression massive de postes au Conseil scolaire catholique de Northeastern

Le SCFP 4681 et le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (CSCSO) condamnent fermement la décision du Conseil scolaire catholique de Northeastern de supprimer des postes, car ces coupes réduiront les mesures de soutien aux élèves et viendront accentuer la pression sur les travailleuses et travailleurs de l’éducation.

Le conseil scolaire a récemment avisé la section locale que 13 postes parmi le personnel de soutien allaient être supprimés pour l’année scolaire 2026-2027, à savoir 10 postes d’aides-enseignant(e)s à temps plein, deux postes d’éducatrices ou éducateurs de la petite enfance, et un poste de secrétaire à la gestion des installations. La suppression de postes d’aides-enseignant(e)s touche 10 des 12 écoles du conseil scolaire, dont deux qui perdront aussi une éducatrice ou un éducateur de la petite enfance.

Le SCFP 4681 représente 269 travailleuses et travailleurs de l’éducation à temps plein, à temps partiel et occasionnels au Conseil scolaire catholique de Northeastern, notamment dans des postes d’aides-enseignant(e)s, d’éducatrices et éducateurs de la petite enfance, de concierges et de préposé(e)s à l’entretien, de secrétaires, de préposé(e)s aux services de soutien et d’autres membres du personnel de soutien scolaire.

« Couper ainsi dans les effectifs aura de fortes répercussions sur nos membres, nos écoles et les élèves qui dépendent quotidiennement des services de soutien scolaire », déplore Susan Cyr, présidente du SCFP 4681. « La réduction du personnel de première ligne entraîne une hausse de la charge de travail, une diminution du soutien offert aux élèves et une pression accrue dans l’ensemble de nos écoles. On va continuer à demander des comptes au conseil et à militer pour que nos écoles et nos élèves aient le niveau d’effectif qu’ils méritent. » 

Le conseil scolaire explique les coupes par la baisse des inscriptions et des fonds de dotation en personnel. Parallèlement, le conseil scolaire a fait état d’une baisse totale des inscriptions d’environ 3,3 % et a confirmé une augmentation de son financement global d’environ 1,2 million de dollars, malgré la réduction des subventions de fonctionnement de près de 700 000 $, ce qui soulève des questions quant aux motifs justifiant ces réductions d’effectifs.

Le CSCSO avance que ces coupes reflètent une tendance à grande échelle provoquée par le sous-financement chronique de l’éducation en Ontario depuis 2018. 

« Ce qui se passe au Conseil scolaire catholique de Northeastern, on l’observe aussi ailleurs dans la province. Les travailleuses et travailleurs de l’éducation paient le prix du sous-financement public », affirme Joe Tigani, président du CSCSO. « On parle ici de personnes qui soutiennent les élèves ayant des besoins particuliers, qui assurent la sécurité des écoles et qui veillent au bon fonctionnement des établissements au quotidien. Supprimer ces postes aura des répercussions sur tout le monde. » 

Le SCFP 4681 et le CSCSO demandent au gouvernement provincial de financer adéquatement l’éducation, et au conseil scolaire de faire immédiatement marche arrière.

« Les élèves méritent des milieux d’apprentissage sûrs et qui les soutiennent, plaide Joe Tigani. Ça commence par investir dans les travailleuses et travailleurs qui s’en occupent. Le CSCSO se range derrière les membres du SCFP 4681 qui sont résolu(e)s à se défendre. On est solidaires dans la défense de bons emplois, la protection de services essentiels, et le refus d’un système qui continue de dévaloriser les travailleuses et travailleurs de l’éducation ainsi que les élèves qu’ils et elles servent. »

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