Le SCFP 1975 craint que l’Université de la Saskatchewan recoure à la sous-traitance

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Open image in modalLa section locale 1975 craint que la volonté de l’Université de la Saskatchewan de négocier un programme d’encouragement au départ des syndiqués cache une intention de sous-traiter d’importants services universitaires.

« La convention collective actuelle interdit à l’employeur de sous-traiter les tâches de syndiqués qu’elle licencierait, explique Craig Hannah, président du SCPF 1975. Selon nous, la même règle devrait s’appliquer à un programme d’encouragement au départ, mais l’université ne nous en a pas donné l’assurance pour l’instant. »

La privatisation peut paraître idéale pour économiser de l’argent rapidement, mais on voit partout des établissements et des gouvernements qui ramènent à l’interne des services qu’ils avaient sous-traités, parce qu’ils veulent récupérer de l’argent et améliorer la qualité des services. Pensons à l’Université de Toronto qui vient tout juste de reprendre les services alimentaires à son campus du centre-ville.

« Nous sommes très ouverts à discuter de cette question, ajoute M. Hannah, mais nous demandons à l’université de nous garantir que les services que nous fournissons seront protégés. »

Dans son récent budget, le gouvernement du Parti saskatchewanais a annoncé qu’il réduisait le budget de l’Université de la Saskatchewan de 5,6 pour cent. Il exige aussi que l’Université consacre 20 millions de dollars à son Collège de médecine à même son budget de base.

« Nous réalisons que l’université est coincée dans ses finances, mais souvenons-nous que c’est à cause du budget d’austérité du gouvernement provincial, souligne M. Hannah. Le gouvernement a annulé les compressions budgétaires imposées aux bibliothèques ; j’espère qu’il finira par faire de même pour nos établissements postsecondaires de renommée mondiale. »

La section locale 1975 du SCFP représente 2 000 travailleurs à l’Université de la Saskatchewan. Ceux-ci travaillent dans les services alimentaires, les services techniques, les métiers spécialisés, la sécurité, les services de bureau, l’entretien des terrains et des bâtiments, etc.