Après des mois de mobilisation, les membres du SCFP 1883 ratifient enfin une nouvelle convention collective avec la Région de Waterloo. Parmi les gains : une amélioration des dispositions relatives à la sécurité d’emploi et au travail hybride, des avantages liés aux soins d’affirmation de genre et des protections contre la violence fondée sur le genre.
Cette entente survient à la suite de la campagne de mobilisation d’une ampleur sans précédent menée par les membres du SCFP 1883, qui ont donné temps et efforts pour s’entretenir individuellement avec une grande partie des quelque 850 membres. Ces efforts se sont vus récompensés pendant la campagne, alors que 91 % des membres ont participé à un vote de grève en septembre; que des centaines se sont déplacé(e)s aux rassemblements et que des dizaines ont communiqué directement avec les conseillers et conseillères de la Région de Waterloo.
Tout au long de la campagne, les membres du SCFP 1883 ont défendu que la qualité des services publics passe par des effectifs stables et compétents.
« Cette convention a été obtenue grâce à la mobilisation et à la persévérance de nos membres. Les travailleuses et travailleurs ont répondu présents, échangé ensemble, communiqué avec les conseillères et conseillers, tenu leur bout lors d’une simulation de grève, et bien fait comprendre que les gens qui fournissent les services publics dans la Région de Waterloo méritent respect et équité », souligne Noelle Fletcher, à la présidence du SCFP 1883. « J’éprouve une immense fierté devant les efforts déployés et la convention collective qui en découle. »
L’un des principaux gains concerne l’augmentation salariale égale à celle des collègues de l’unité de négociation du SCFP 1656 de la Région de Waterloo. Les membres de ce groupe sont principalement des hommes, contrairement aux effectifs du SCFP 1883, qui sont majoritairement féminins. On peut donc dire qu’en obtenant une augmentation égale, on franchit une étape cruciale de la lutte contre les disparités salariales et la sous-rémunération historique du travail des femmes.
La convention bonifie les avantages sociaux liés aux soins d’affirmation de genre, encore peu répandus dans le secteur municipal, et qui couvriront divers besoins, comme la thérapie vocale et les interventions chirurgicales non prises en charge par l’Assurance-santé de l’Ontario.
Selon Noelle Fletcher, cet avantage envoie un message clair aux employé(e)s, actuels ou futurs : le syndicat les accueille à bras ouverts et reconnaît leurs besoins.
La convention collective renforce aussi les protections en milieu de travail en y ajoutant des dispositions relatives à la violence fondée sur le genre qui vont au-delà des protections contre la violence sexuelle ou conjugale stipulée dans la Loi sur les normes d’emploi.
Pour les membres du SCFP 1883, ces avancées représentent au sens large ce que l’on peut accomplir avec une convention collective moderne et un syndicat organisé.
« On se mobilise parce qu’on veut être une force positive pour nos membres et les gens de la région qui comptent sur les services publics. Une croissance responsable exige des services publics solides. Et aujourd’hui, on rend hommage aux réalisations des travailleuses et travailleurs », conclut Noelle Fletcher.