Le SCFP 1453 dénonce la suppression massive de postes au Conseil scolaire catholique de Peterborough Victoria Northumberland et Clarington, en pleine crise de la main-d’œuvre

Le SCFP 1453 et le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (CSCSO) condamnent fermement le Conseil scolaire catholique de Peterborough Victoria Northumberland et Clarington pour sa décision de supprimer de nombreux postes malgré l’actuelle pénurie de personnel, l’augmentation du financement et la hausse prévue des inscriptions.

Le conseil scolaire a récemment annoncé au SCFP 1453 qu’il supprimera 27 emplois équivalents temps plein (ETP) pour l’année scolaire 2026-2027, soit 26,5 assistant(e)s en éducation, 2 éducatrices et éducateurs de la petite enfance et 0,25 membre du personnel de secrétariat.

 

Le SCFP 1453 représente environ 950 travailleuses et travailleurs de l’éducation du Conseil scolaire catholique de Peterborough Victoria Northumberland et Clarington, dont des assistant(e)s en éducation, des éducatrices et éducateurs de la petite enfance et des membres du personnel de secrétariat, d’entretien, de bibliothèque et de soutien informatique.

« L’incertitude liée à ces coupes apporte un stress inutile à nos membres », admet Nora Shaughnessy, présidente du SCFP 1453. « Les assistant(e)s en éducation vont passer l’été à se demander si leur emploi existera toujours à leur retour en septembre. Pourtant, ces travailleuses et travailleurs dévoués soutiennent nos élèves jour après jour. On ne devrait pas gâcher leur été en laissant planer le doute sur leur avenir. » 

Ces suppressions surviennent alors que le Conseil scolaire catholique de Peterborough Victoria Northumberland et Clarington prévoit une augmentation de 2,2 % du taux d’inscription pour l’année scolaire 2026-2027. Qui plus est, son financement devrait grimper de 3,7 %, une hausse bien supérieure à la moyenne provinciale. 

Le conseil scolaire prévoit également accueillir 78 élèves de maternelle supplémentaires l’an prochain, ce qui nécessiterait l’embauche de trois éducatrices et éducateurs à temps plein. Il a plutôt choisi d’en éliminer trois.

Parallèlement à ces réductions de personnel, le conseil scolaire s’apprête à annoncer un investissement de 11,4 millions de dollars pour l’agrandissement d’une école, ce qui soulève des questions sur la légitimité de laisser planer de l’incertitude sur les travailleuses et travailleurs aux premières lignes de l’éducation, à un moment où on prévoit des hausses de la fréquentation et du financement.

Le CSCSO avance que ces coupes reflètent une tendance à grande échelle provoquée par le sous-financement chronique de l’éducation en Ontario depuis 2018. 

« Ce qui se passe au Conseil scolaire catholique de Peterborough Victoria Northumberland et Clarington, on l’observe aussi ailleurs dans la province. Les travailleuses et travailleurs de l’éducation paient le prix du sous-financement public », affirme Joe Tigani, président du CSCSO. « On parle ici de personnes qui soutiennent les élèves ayant des besoins particuliers, qui assurent la sécurité des écoles et qui veillent au bon fonctionnement des établissements au quotidien. Supprimer ces postes aura des répercussions sur tout le monde. » 

Le SCFP 1453 et le CSCSO demandent au gouvernement provincial de financer adéquatement l’éducation, et au conseil scolaire de faire immédiatement marche arrière.

« Les élèves méritent des milieux d’apprentissage sûrs qui les soutiennent, plaide Joe Tigani. Ça commence par investir dans les travailleuses et travailleurs qui s’en occupent. Le CSCSO se range derrière les membres du SCFP 1453 qui sont résolu(e)s à se défendre. On est solidaires dans la défense de bons emplois, la protection de services essentiels, et le refus d’un système qui continue de dévaloriser les travailleuses et travailleurs de l’éducation ainsi que les élèves qu’ils et elles servent. »

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