Les membres du personnel de la municipalité de Colwood, représentés par le SCFP 374, organiseront un vote de grève la semaine prochaine, les négociations ayant abouti à une impasse concernant la proposition de la Ville qui obligerait le personnel à accepter une diminution des congés pour raisons de santé en échange de salaires concurrentiels.
Avec une main-d’œuvre régionale partagée, les municipalités du Grand Victoria se font concurrence pour attirer le même personnel qualifié, d’où l’importance pour Colwood de ne pas se laisser distancer. Sans salaires et avantages sociaux équitables et concurrentiels, la Ville de Colwood risque de perdre du personnel qualifié et expérimenté au profit de localités voisines, ce qui rendrait plus difficile le maintien de services publics fiables.
« Nos membres ne demandent rien de plus que ce que les autres effectifs municipaux de la région ont déjà reçu », affirme Shireen Clark, présidente du SCFP 374. « La Ville demande au personnel d’accepter cette diminution uniquement pour obtenir les mêmes augmentations de salaire que celles déjà négociées par d’autres effectifs municipaux. Ça met Colwood à la traîne et rend plus difficile d’attirer et de garder le personnel dont notre communauté dépend. »
Le syndicat soutient que la Ville veut supprimer les congés payés pour les rendez-vous médicaux, obligeant les membres du personnel à prendre des congés de maladie pour des soins courants. Cette mesure pourrait inciter certains membres du personnel ayant besoin de soins à reporter leurs démarches et à devoir choisir entre leur santé et leur travail.
Selon M. Clark, « l’accès aux soins médicaux ne devrait pas faire l’objet de négociations. Faire en sorte que les membres du personnel aient plus de mal à se rendre à leurs rendez-vous est un pas en arrière pour eux et pour les services sur lesquels la communauté compte. »
Les négociations entre le SCFP 374 et la Ville de Colwood ont commencé en décembre 2025. En avril, les deux parties ont sollicité l’intervention d’une personne médiatrice désignée par le BC Labour Relations Board. La plupart des problèmes ont été résolus, mais l’employeur persiste à refuser de proposer une convention salariale équitable sans réduction de salaire, ce qui constitue un obstacle à la conclusion d’un accord.
« La grève est toujours un dernier recours. Bien que nous soyons déterminés à parvenir à un accord équitable sans perturber les services, nous n’accepterons pas un accord qui prévoit des réductions et qui signifie que nous serons distancés par les autres effectifs municipaux de notre région », déclare M. Clark. « Il est possible de parvenir à un accord, mais il faudra que l’employeur reconsidère sa position. »
Le vote de grève en personne est prévu pour le 9 juin.