Le ministre de la Justice de la Nouvelle-Écosse, affichant une profonde ignorance en matière de violence fondée sur le genre, devrait démissionner

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La présidente du SCFP-Nouvelle-Écosse, Nan McFadgen, estime que le ministre Brad Johns devrait démissionner de son poste après avoir déclaré publiquement que la violence conjugale n’est pas endémique dans la province.

« La Nouvelle-Écosse, tout comme le reste du Canada, est confrontée à une véritable épidémie de violence fondée sur le genre. Elle se produit à la maison, en public et au travail », réplique McFadgen au ministre de la Justice.

Selon un récent sondage, 48 % des femmes membres du SCFP-Nouvelle-Écosse ont déclaré avoir été victimes de violence conjugale au cours de leur vie, et 30 % ont dit l’avoir été au travail.

« Conjuguées aux commentaires du ministre, ces statistiques montrent que l’épidémie de violence fondée sur le sexe est devenue la norme en Nouvelle-Écosse; la situation ne change pas. On a besoin de leaders politiques qui lutteront activement contre la violence conjugale au lieu de la renforcer. Personne ne devrait avoir à vivre sous la menace de la violence. »

Le SCFP-Nouvelle-Écosse représente plus de 22 000 travailleuses et travailleurs du secteur public en Nouvelle-Écosse, dont la majorité sont des femmes.

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