Le SCFP 1883 et la Municipalité régionale de Waterloo retourneront demain à la table de négociation. Ils n’auront donc que quatre jours pour en arriver à une entente avant la date butoir pour le déclenchement d’une grève, fixée à 00 h 01 samedi. Les négociations ont été mises sur pause pendant plus d’un mois, étant donné qu’une personne clé de l’équipe de gestion de la Région était partie en vacances. Les parties auront maintenant de mardi à vendredi pour régler les problèmes en suspens.
« C’est très frustrant d’être dans cette situation parce que la Région a choisi de retarder les négociations pendant plus d’un mois », déplore Noelle Fletcher, présidente du SCFP 1883. « Nos membres étaient aptes à négocier. On aurait pu utiliser ce temps pour aborder les problèmes à la table. Mais là, on doit se dépêcher inutilement de conclure une entente. On doit résoudre des enjeux réels pour les travailleuses et travailleurs ainsi qu’améliorer les services à la communauté en quatre jours seulement. »
Parmi les points toujours en suspens, notons les propositions du SCFP 1883 visant à créer un environnement stable pour assurer durablement la prestation des services publics, notamment en renforçant la sécurité d’emploi et les dispositions relatives aux mises à pied. Ces propositions protégeraient les membres contre la réduction néfaste des effectifs de première ligne et des niveaux de service après des années d’attrition et de coupes. La Région les a rejetées.
« Nos communautés grossissent, poursuit la présidente. La Région veut compter un million de personnes d’ici 2050. Mais une croissance responsable exige des services publics solides qui, eux, nécessitent que l’on investisse dans les travailleuses et travailleurs qui les fournissent. Nos membres demandent de jouir de la stabilité et de la sécurité d’emploi nécessaires pour continuer d’offrir les services dont la population dépend. La Région aurait dû être à la table de négociation il y a plusieurs semaines pour montrer à la communauté et aux membres qu’elle comprend la gravité des enjeux. »
« Nos membres veulent continuer de travailler pour servir les communautés, conclut Noelle Fletcher. Pour ce faire, on a besoin d’une entente équitable qui protège notre travail et les services dont la population dépend. La Région avait plus d’un mois pour faire progresser les négociations. Il ne reste maintenant que quatre jours. On s’attend à ce qu’elle soit présente demain, à ce qu’elle négocie sérieusement et à ce qu’elle fasse tout son possible pour parvenir à une entente équitable. »