La communauté se mobilise pour appuyer les gardiens de prison du SCFP

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Hier, une foule s’est rassemblée à Stuart Park pour appuyer les syndiqués du SCFP 388 qui travaillent comme gardiens de prison au détachement de la GRC à Kelowna. Après plus de six mois de négociations, les 17 gardiens n’ont toujours pas conclu leur première convention collective.

À cette manifestation, le président du SCFP-C.-B., Paul Faoro, a pris la parole pour envoyer un message à Commissionaires BC et à la Ville de Kelowna : « Nous ne lâcherons pas tant que ces 17 membres du SCFP n’auront pas une convention collective équitable. Le SCFP-C.-B. est le plus grand syndicat de cette province.

Vous avez 87 000 syndiqués qui vous appuient. Commissionaires BC a dit au SCFP que, parce qu’il n’est pas un employeur du secteur public, ses employés ne peuvent pas s’attendre à avoir la même rémunération que les autres gardiens de prison municipaux. Ça veut peut-être dire qu’ils n’ont pas d’affaire à fournir un service public. Peut-être que la Ville devrait envisager sérieusement de ramener ce service – et ces employés dévoués – à l’interne. »

Selon le président du SCFP 338, Lee Mossman, les négociations achoppent sur un seul point : les salaires. Le syndicat réclame une augmentation de deux dollars l’heure, dont un dollar rétroactivement au début des négociations et l’autre dollar rétroactivement au 19 octobre 2017.

« Commissionaires BC préférerait répartir cette augmentation sur toute la durée de la convention collective, explique M. Mossman, mais nous avons attendu assez longtemps. Au salaire actuel, nos gardiens de prison à plein temps vivent à peine au-dessus du seuil de pauvreté. Commissionaires BC réalise un profit avec ce service, mais elle choisit de donner à ses employés moins qu’un salaire décent. Où sont les “bons emplois” qu’elle s’est engagée à offrir ? »

Selon M. Mossman, le syndicat a obtenu un mandat de grève, mais il s’est aussi engagé à conclure les négociations à la table s’il en avait la possibilité. Il n’y a pas d’autres séances de négociation au calendrier, mais le syndicat est prêt à reprendre les pourparlers avec l’employeur.

Le SCFP 338 représente 1 000 syndiqués qui fournissent des services communautaires essentiels aux citoyens et aux entreprises de la région de Kelowna.

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