Aujourd’hui, les employé(e)s de Granite Ridge Care Community se réunissent pour protester contre la pénurie chronique de personnel à cet établissement.
Chaque jour, les 300 travailleuses et travailleurs représentés par le SCFP 4540 prennent soin des résident(e)s du centre.
Granite Ridge, géré par Sienna Senior Living, est un foyer privé qui a l’habitude de sous-payer et de dévaloriser le personnel de première ligne pour maximiser les profits des actionnaires.
Au lieu de négocier avec le syndicat pour régler des problèmes de longue date liés aux salaires, aux conditions de travail et au manque de personnel, Sienna embauche des avocat(e)s à fort prix pour contrer les solutions raisonnables proposées par les travailleuses et travailleurs.
« L’employeur préfère payer une fortune en frais d’avocat pour nous affronter devant la Commission des relations de travail plutôt que de simplement négocier un compromis avec nous », déplore Douglas Currier, président du SCFP 4540. « Ça montre bien son indifférence envers le personnel, mais aussi envers les résident(e)s, qui dépendent de ces travailleuses et travailleurs. »
Le besoin de confrontation est récurrent chez cet employeur. En effet, Sienna Senior Living a fait parler d’elle plus tôt cette année quand elle a tenté de réduire les heures travaillées dans un établissement de soins de longue durée à Bobcaygeon. Étant privé du droit de grève en Ontario, le personnel des soins de longue durée est à la merci des employeurs, qui exploitent le système pour refuser d’accorder ce dont les employé(e)s ont besoin.
Le plus récent rapport aux investisseurs de Sienna indique une hausse de 13 % de ses bénéfices au deuxième trimestre par rapport à l’exercice de 2025. Or, plutôt que de verser une fraction de ses revenus de 288 millions de dollars pour pallier la pénurie et le roulement de personnel en augmentant les salaires, Sienna utilise cet argent pour se battre contre ses employé(e)s.
« C’est une tactique très commune chez les employeurs à but lucratif, ajoute Douglas Currier. La majorité de nos membres ont à peine un salaire de subsistance. Plusieurs doivent avoir plus d’un emploi juste pour boucler leurs fins de mois, et certain(e)s n’ont d’autre choix que d’avoir recours aux banques alimentaires pour nourrir leur famille. Pour une entreprise milliardaire, c’est tout simplement inacceptable de traiter ses employé(e)s de la sorte. »
Un arbitrage des différends est prévu le 2 septembre entre le syndicat et l’employeur. Les enjeux sont élevés pour les travailleuses et travailleurs de Granite Ridge Care Community.
