Les membres du SCFP 2484 d’Ideal Child Services Group (ICSG) soulignent la Journée d’appréciation des éducatrices et éducateurs et des travailleuses et travailleurs de la petite enfance sur le piquet de grève, alors que leur troisième semaine de lock-out se poursuit. Pendant ce temps, d’autres membres de la section locale 2484, au centre d’éducation à la petite enfance Start Right, préparent une grève qui pourrait commencer dès la semaine prochaine.
« On dit souvent aux travailleuses et travailleurs en éducation à la petite enfance à quel point leur travail est important, surtout en une journée comme aujourd’hui. Mais la reconnaissance ne peut pas se limiter à quelques belles paroles ou à une publication sur les réseaux sociaux », a déclaré Jess Tomas, présidente du SCFP 2484. « Si ces employeurs accordent réellement de la valeur au travail du personnel, ils doivent le démontrer à la table de négociation. Cela signifie offrir des salaires équitables, des avantages sociaux convenables et des conditions de travail qui reconnaissent les compétences et le dévouement qu’exigent ces emplois. »
Chez ICSG, certaines personnes gagnent plus de 10 $ de l’heure de moins que leurs homologues syndiquées dans d’autres centres d’éducation à la petite enfance situés à quelques rues de là. Le personnel revendique des salaires équitables, davantage de congés de maladie payés, une couverture de la Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail et un régime de retraite. Il s’agit de protections de base déjà offertes dans de nombreux autres milieux de travail représentés par le SCFP 2484.
Le SCFP 2484 affirme que le lock-out et les perturbations du secteur de la petite enfance qui en découlent auraient pu être évités si l’employeur avait participé de bonne foi aux négociations.
« Nos membres veulent reprendre le boulot, prendre soin des enfants et soutenir les familles », a déclaré Jess Tomas. « Ces personnes réclament une entente équitable et les protections de base nécessaires pour subvenir à leurs propres besoins et à ceux de leurs familles. L’employeur doit cesser de répéter à quel point les services éducatifs à la petite enfance lui tiennent à cœur, et commencer à le démontrer concrètement. »
La menace de nouveaux moyens de pression au centre d’éducation à la petite enfance Start Right montre que les membres d’ICSG, que représente le SCFP 2484, ne sont pas les seul(e)s à faire face aux grands défis qui touchent le personnel des services éducatifs à la petite enfance. Lorsque les salaires ne suivent pas le coût de la vie et que le personnel ne bénéficie pas de protections de base, les conséquences dépassent largement le cadre d’un seul milieu de travail. Les travailleuses et travailleurs peinent à rester dans le secteur, les familles vivent dans l’incertitude et les enfants risquent de perdre la stabilité et la continuité essentielles à leur développement.
« Aujourd’hui devrait être une journée pour célébrer le personnel des services éducatifs à la petite enfance, mais aussi pour rappeler les changements qui s’imposent », a affirmé Jess Tomas. « On ne peut pas bâtir un réseau solide de services éducatifs à la petite enfance sur le dos d’un personnel qui peine à joindre les deux bouts. Si les employeurs veulent assurer la rétention de personnes expérimentées et dévouées dans le secteur, ces dernières doivent être traitées à leur juste valeur. Nos membres méritent mieux, et les familles méritent un réseau de services éducatifs à la petite enfance qui soutient celles et ceux qui le font fonctionner. »
Le syndicat continue d’exhorter la direction d’ICSG à reprendre les négociations de bonne foi et à mettre fin au lock-out. Il demande également à la direction du centre d’éducation à la petite enfance Start Right de conclure une entente équitable avant que d’autres membres du personnel ne soient contraints de recourir à des moyens de pression.
