À 48 heures d’un possible débrayage, des membres du personnel de soutien scolaire préparent une distribution de friandises aux bureaux de circonscription des député(e)s de la province

Aujourd’hui, les travailleuses et travailleurs de soutien scolaire membres de huit sections locales du SCFP dans la province déposeront un préavis de grève de 48 heures. 

Les sections locales demandent au gouvernement d’accorder, cette fin de semaine, une augmentation salariale de 3,50 $ l’heure d’ici 2029 à l’ensemble de leurs membres, sans quoi les travailleuses et travailleurs ne se présenteront pas au travail ce lundi 2 novembre.

« On est retourné(e)s à la table de négociation parce qu’on s’attendait à ce que le gouvernement bonifie sérieusement son offre. Au bout du compte, il propose une hausse moindre pour la plupart de nos membres, et ce, d’ici 2030 », déplore Nelson Scott, président du Conseil des syndicats des conseils scolaires de la Nouvelle-Écosse (CSCSNE) et président du SCFP 5050. 

À 3 h ce matin, après huit heures de négociation, les employeurs et le gouvernement ont dévoilé leur offre salariale : une hausse de 9,86 % sur cinq ans, soit de 2,22 $ sur cinq ans pour les membres qui recevront le moins. C’est plus d’un dollar en deçà d’une augmentation acceptable sur quatre ans. 

« Il n’y a pas si longtemps, ces emplois étaient enviables. Ils permettaient aux membres de contribuer bénévolement à leur communauté locale, que ce soit auprès d’une équipe de baseball ou des scouts. En 2000, être préposé(e) à l’entretien au Centre régional d’éducation de Chignecto rapportait 12,92 $ l’heure, alors que le salaire minimum était de 5,60 $. Toutes proportions gardées, le taux horaire des préposé(e)s devrait être de 42,50 $ aujourd’hui », explique Nelson Scott. 

L’employeur a également présenté au CSCSNE une entente sur deux ans ainsi qu’une entente sur quatre ans, toutes deux très loin d’une augmentation salariale décente.

 « C’est une mauvaise offre, et elle est encore pire si on la prolonge d’un an. Le gouvernement ne semble aucunement penser que notre rôle est important, et c’est bien décevant », conclut-il. 

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