Luc Leblanc | Service de la recherche du SCFP

Cet automne, le SCFP-Nouveau-Brunswick lancera sa campagne Qui compte? pour sensibiliser le public à la nature précaire du travail effectué par les travailleurs des soins communautaires de la province. On veut sensibiliser à la faiblesse des salaires, à l’absence de sécurité d’emploi et aux conditions de travail difficiles de ces employés dans les foyers de soins infirmiers, les foyers collectifs, les foyers  de soins spéciaux, les  maisons de transition et  les refuges, notamment. La majorité de ces employées sont des femmes.

L’un des principaux  objectifs de la campagne est d’inciter le gouvernement à réformer l’actuel système de soins communautaires. La province n’est dotée d’aucune structure administrative ou financière pour gérer la prestation de ces services  vitaux. Aujourd’hui, c’est un ensemble peu cohérent de fournisseurs indépendants qui offrent les services, tant des organismes sans but  lucratif que des entreprises privées.

Les organisations sans but lucratif fonctionnent mieux lorsqu’elles sont  correctement réglementées  par le gouvernement,  comme c’est le cas dans  le secteur de la santé du Nouveau-Brunswick. Les hôpitaux sans but lucratif,  par exemple, sont gérés et réglementés par des régies  de la santé comme l’Horizon Health Authority ou le  Réseau de santé Vitalité. Par conséquent, les conditions de travail sont normées et ne varient pas d’un hôpital à un autre. 

La campagne Qui compte? demande la  création d’une régie des  services communautaires sur le modèle des régies  de la santé de la province. En regroupant les fournisseurs de services communautaires sous une seule  administration publique,  il sera plus facile d’éliminer les dédoublements et de consacrer des fonds publics  de plus en plus limités à la prestation des services de  première ligne et à l’amélioration des conditions de  travail de ceux qui offrent les soins.