Des syndicats représentant des dizaines de milliers de travailleuses et travailleurs de première ligne à Winnipeg se sont officiellement unis pour former une nouvelle coalition : Workers for Downtown Public Safety (travailleuses et travailleurs unis pour la sécurité publique au centre-ville). La coalition regroupe les syndicats suivants :
- Amalgamated Transit Union (ATU)
- Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)
- Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale (AIMTA)
- Syndicat des employés généraux et des fonctionnaires du Manitoba (MGEU)
- Syndicat de l’Emploi et de l’Immigration du Canada (SEIC)/Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC)
- United Fire Fighters of Winnipeg (UFFW)
- Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC Canada)
Ensemble, ces syndicats représentent les travailleuses et travailleurs de plusieurs secteurs : transport, services d’urgence, vente au détail, services publics et programmes communautaires.
« Que vous travailliez dans un bureau au centre-ville ou que vous soyez paramédic et répondiez à un appel, vous ne devriez pas avoir à vous inquiéter pour votre sécurité », déclare Kyle Ross, président du MGEU. « On demande à la Ville et à la province de mener des actions concertées et significatives pour améliorer la sécurité des travailleuses et travailleurs au centre-ville. »
Les leaders syndicaux ont constaté que leurs membres travaillaient dans des sites de consommation sécuritaire, à la Bibliothèque du Millénaire et auprès d’organismes communautaires sans but lucratif qui offrent des traitements et des services de toxicomanie aux personnes en situation d’itinérance.
« Nos membres voient de visu les défis auxquels sont confrontées chaque jour nos communautés », affirme Gord Delbridge, président du SCFP 500. « Le manque de sécurité au centre-ville les touche directement. On considère que des solutions pratiques qui accordent la priorité aux travailleuses et travailleurs doivent faire partie de la réponse. »
D’autres membres sont des travailleuses et travailleurs du centre-ville qui souhaitent simplement pouvoir se rendre au travail et en revenir sans vivre dans la peur constante.
« Nos membres doivent pouvoir marcher jusqu’à leur voiture après le travail, sortir pour dîner ou aller prendre l’air sans se sentir en danger. Il me semble que ce n’est pas trop demander », réclame Keri D’Avignon-Nault, vice-présidente nationale des régions du SEIC.
« Les travailleuses et travailleurs méritent de se sentir en sécurité pour se rendre au travail et rentrer à la maison en fin de journée », renchérit Christopher Greniuk, président général de la région des Prairies de l’AIMTA. « C’est pourquoi nous avons joint les autres syndicats : afin de promouvoir des solutions qui rendront le centre-ville sécuritaire pour tout le monde. »
La coalition a officiellement sollicité des rencontres avec le maire et le ministre de la Justice, rencontres qui se tiendront dans les prochaines semaines. En amont de ces réunions, le groupe publiera son Plan en cinq points pour la sécurité au centre-ville, qui rapporte les résultats de consultations faites auprès des travailleuses et travailleurs de première ligne de divers secteurs.
Le président du syndicat des TUAC, Jeff Traeger, explique : « C’est important pour nous de faire entendre la voix de nos membres. Ça n’a rien à voir avec de la partisanerie, c’est de la sécurité de nos travailleuses et travailleurs dont il est question. »
La coalition a adopté une approche de la sécurité publique concentrée sur des solutions équilibrées; elle s’attaque aussi bien aux préoccupations urgentes qu’aux raisons fondamentales de leur récurrence.
« Trop souvent, on adopte des mesures de sécurité temporaires, mais ce sont de vraies solutions qu’il nous faut, pas juste des slogans », soutient Nick Kasper, président du UFFW.
Même si les détails de son Plan en cinq points restent à annoncer, la coalition a confirmé les priorités suivantes :
- Étendre le soutien en santé mentale et en matière de dépendance pour réduire la récurrence des crises et améliorer les chances des personnes touchées de s’en sortir.
- Améliorer la protection et les services d’aide offerts aux travailleuses et travailleurs confrontés à la violence, au harcèlement et à des situations dangereuses.
« La sécurité du public et celle des travailleurs et travailleuses sont indissociables », ajoute le président de la section locale de l’ATU à Winnipeg, James Van Gerwen. « Quand les travailleuses et travailleurs sont protégé(e)s et que le personnel est soutenu et en nombre suffisant, c’est toute la communauté qui en profite. »
Les membres de la coalition insistent sur le fait que cette initiative est non partisane et vise à rétablir la confiance, le dynamisme et la sécurité au cœur du centre-ville.
Dans une déclaration concertée, la coalition annonce : « Notre centre-ville se doit d’être un endroit sûr pour les résident(e)s, les personnes qui le visitent et les travailleuses et travailleurs. Nous sommes prêt(e)s à collaborer avec les leaders gouvernementaux pour passer des solutions concrètes aux actions immédiates. »