Les négociations du SCFP 3912 en vue d’en arriver à une première convention collective avec le Collège d’art et de design de la Nouvelle-Écosse (NSCAD) ont abouti à une impasse mardi soir après l’échec des discussions de conciliation.
Les 133 travailleuses et travailleurs universitaires du NSCAD se sont syndiqués auprès du SCFP en 2023 et négocient actuellement leur première convention collective.
Le personnel du NSCAD réclame une procédure d’embauche juste et équitable ainsi que des mesures concrètes de sécurité d’emploi. Ce sont là des éléments essentiels qui, selon le syndicat, doivent figurer dans une première convention collective.
À l’heure actuelle, les chargé(e)s de cours ne bénéficient d’aucune préférence officielle dans l’attribution des cours d’une session à l’autre. Sachant que l’attribution change quatre fois par an, beaucoup n’ont aucune garantie de conserver leur emploi au-delà d’une session.
« Des gens quittent d’autres régions du pays pour s’installer à Halifax et travailler au NSCAD, mais découvrent à leur arrivée qu’ils n’ont qu’une garantie d’emploi de trois mois », explique Lachlan Sheldrick, vice-président du volet NSCAD au SCFP 3912. « La situation n’est pas facile pour nos membres, et l’employeur a des attentes déraisonnables. En tant que groupe nouvellement syndiqué, on essaie d’établir des règles d’embauche claires et équitables qui assurent la stabilité et reconnaissent l’expérience. »
La présidente du SCFP 3912, Lauren McKenzie, précise que la proposition du syndicat est conforme aux pratiques courantes dans le milieu postsecondaire.