Le SCFP 5678 déplore vivement les importantes suppressions de poste au sein de l’Upper Canada District School Board, en raison de la pénurie actuelle de main-d’œuvre

Le SCFP 5678 et le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (CSCSO) déplorent vivement la décision de l’Upper Canada District School Board d’effectuer des coupes importantes dans ses effectifs, alors qu’une pénurie de personnel persiste et que les besoins des élèves augmentent dans l’ensemble du conseil scolaire.

Le conseil scolaire a récemment informé la section locale de son intention d’éliminer 31,32 postes équivalents temps plein (ETP), dont des postes d’éducateurs et d’éducatrices de la petite enfance, d’aides-enseignant(e)s, d’instructeurs et d’instructrices LINC, d’enseignant(e)s en anglais langue seconde, et un poste d’agent(e) d’intégration. Les coupes budgétaires envisagées comprennent également la restructuration du programme LIFT, qui offre un soutien scolaire et émotionnel supplémentaire aux élèves qui ne sont pas officiellement considérés comme étant en difficulté, mais qui ont tout de même besoin d’un soutien additionnel.

Le SCFP 5678 représente environ 1 650 membres qui travaillent à temps plein, à temps partiel ou comme suppléant(e)s au Upper Canada District School Board. Ces personnes sont des aides-enseignant(e)s, des secrétaires, des éducatrices et éducateurs inscrits de la petite enfance, du personnel administratif, des concierges, des spécialistes en technologies de l’information, des bibliothécaires et bien d’autres professions encore. 

« Ces suppressions de postes seront dévastatrices pour les élèves et le personnel de l’éducation », affirme Jacob Casselman, président du SCFP 5678. « Nos écoles manquent déjà cruellement de personnel. Au lieu d’investir dans les mesures de soutien dont les élèves ont clairement besoin, le conseil scolaire élimine le personnel de première ligne qui fournit une assistance directe, des interventions, un soutien émotionnel et une stabilité dans nos écoles tous les jours. »

Ces abolitions de postes sont particulièrement préoccupantes en raison des récentes conclusions du rapport du vérificateur général de l’Ontario sur les besoins en éducation de l’enfance en difficulté, pour lequel l’Upper Canada District School Board avait été sélectionné. Ce rapport fait état d’un manque de cohérence dans la mise en œuvre et la supervision des plans d’enseignement individualisés (PEI), ainsi que de l’insuffisance de garanties que les élèves obtiennent le soutien prévu dans leurs plans et que les familles reçoivent les ressources appropriées pour aider leurs enfants à réussir.

Selon M. Casselman, « ce rapport confirme exactement ce que le personnel de l’éducation de l’UCDSB dit depuis des années : les élèves ont besoin de plus de soutien et de plus de personnel dans les écoles, pas de moins – en particulier d’éducatrices et d’éducateurs de la petite enfance et de personnel de soutien de première ligne – ».

Le personnel de l’éducation de l’UCDSB a constaté une tendance troublante à étouffer les voix des personnes qui s’interrogent sur les effectifs et le financement. L’année dernière, le conseil scolaire a adressé des lettres de réprimande à des membres du personnel de l’éducation qui avaient signé une pétition électronique demandant une augmentation du financement en éducation et une amélioration des niveaux de dotation en personnel au Upper Canada District School Board.

« Nos membres ont été réprimandés simplement pour s’être exprimés sur les conditions auxquelles les élèves et le personnel sont confrontés et pour avoir insisté pour que les élèves bénéficient d’un meilleur soutien », soutient M. Casselman. « Aujourd’hui, après avoir ignoré les voix du personnel de l’éducation de l’UCDSB, le conseil scolaire double la mise en supprimant encore plus de postes.

Le CSCSO soutient que ces réductions budgétaires sont le reflet d’une tendance plus vaste découlant du sous-financement chronique de l’éducation en Ontario depuis 2018. 

Selon Joe Tigani, président du CSCSO, « ce que nous observons au Upper Canada District School Board s’inscrit dans une tendance plus large, le personnel de l’éducation étant invité à payer le prix du sous-financement ». « Ce sont des personnes qui aident les élèves ayant des besoins particuliers, assurent la sécurité des écoles et veillent à leur bon fonctionnement tous les jours. La disparation de ces postes a des conséquences sur tout le monde. » 

Le SCFP 5678 et le CSCSO demandent à la province de financer adéquatement le secteur de l’éducation et au UCDSB d’annuler immédiatement ces abolitions de postes. 

« Les élèves méritent des environnements d’apprentissage sûrs et propices à l’apprentissage », ajoute M. Tigani. « Ça commence par l’investissement dans le personnel qui rend cette réalité possible. Le CSCSO appuie les membres du SCFP 5678 dans leur lutte. Nous nous unissons pour défendre les bons emplois, protéger les services essentiels et nous opposer à un système qui continue à sous-évaluer le personnel de l’éducation et les élèves. »