Le SCFP 1615 dénonce les coupes budgétaires imposées à l’Université Memorial

Selon la section locale 1615 du SCFP, la dernière annonce du gouvernement provincial concernant le financement de l’éducation postsecondaire confirme que l’Université Memorial n’est pas en voie de rétablissement.

Le gouvernement a prévu une hausse du financement annuel légèrement supérieure à 5 %, mais aucun investissement significatif qui permettrait de compenser des années de pertes de revenus, ce qui oblige l’Université Memorial à absorber les coûts.

« Le gel des droits de scolarité va aider la population étudiante, et on s’en réjouit, mais sans investissement supplémentaire significatif, l’université devra se résoudre à offrir moins de services et moins de soutien, et donc à supprimer des postes », déplore Bill Kavanagh, président du SCFP 1615, qui représente le personnel administratif, enseignant, technique et de soutien technique de l’établissement. « Ce budget va aggraver les dommages existants et nous exposer à d’autres coupes. » 

Les membres constatent déjà les conséquences : plus de 500 millions de dollars d’entretien différé; des installations qui se dégradent; des coupes dans des services essentiels, comme le centre d’aide à la rédaction; et l’intention de vendre des actifs publics au privé. 

« Nos membres sont à cran, avertit Bill Kavanagh. Ils et elles tiennent les services à bout de bras, alors que leur poste pourrait être supprimé à tout moment. » 

Le SCFP 1615 demande au gouvernement de s’engager à financer l’Université Memorial de manière stable et durable, afin de protéger cette institution publique complète et de respecter son mandat particulier envers la population de la province.

​​« Sans investissement réel, l’université va rétrécir et s’affaiblir. Ce serait une perte immense pour Terre-Neuve-et-Labrador. Les gestionnaires et le conseil d’administration doivent maintenant prendre d’autres décisions difficiles qui toucheront les travailleuses et travailleurs et transformeront profondément l’établissement. Elles auront des conséquences sur les programmes d’études, les services et les résultats scolaires. Je demande au gouvernement d’augmenter notre financement, en déposant un projet de loi de crédits supplémentaires s’il le faut. »​​​

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