Portrait financier positif au fédéral : c’est le moment d’investir dans les services publics et les travailleuses et travailleurs qui les portent à bout de bras

Selon le SCFP, le portrait financier plus favorable que prévu, présenté lors de la mise à jour économique de mardi, démontre que le gouvernement fédéral peut – et doit – investir davantage dans les services publics et les travailleuses et travailleurs qui les fournissent.

Bien que les 6 milliards de dollars consacrés au recrutement de travailleuses et travailleurs dans les métiers spécialisés soient une bonne nouvelle, le SCFP déplore que le personnel des soins soit négligé.

« Chaque personne en attente d’une chirurgie, d’une place en services éducatifs à la petite enfance ou d’une place en soins de longue durée peut vous parler de la pénurie de main-d’œuvre qui sévit dans les soins », a réagi Mark Hancock, président national du SCFP. « Il faut que le gouvernement s’engage à soutenir les secteurs des soins de la même manière qu’il le fait pour les métiers spécialisés. »

De plus, le SCFP s’inquiète vivement du projet du gouvernement d’abaisser le taux de cotisation au RPC, et souligne que cela pourrait accroître les risques à long terme et mettre en péril la sécurité des revenus de retraite des gens qui dépendent de ce régime et de ces prestations. Cette approche ne rendra certainement pas la vie plus abordable pour les travailleuses et travailleurs.

Par ailleurs, la mise à jour économique ne prévoit aucune hausse du Transfert canadien en matière de santé, aucune somme pour l’assurance médicaments et aucun financement pour les soins dentaires au-delà de 2028.

« La meilleure façon de rendre le Canada plus fort face aux menaces économiques actuelles, c’est d’investir dans les services dont nos communautés ont besoin pour s’épanouir », a souligné Candace Rennick, secrétaire-trésorière nationale du SCFP. « Le gouvernement a convenu à maintes reprises que des programmes nationaux comme celui en petite enfance rendent la vie plus abordable pour les Canadiennes et Canadiens, mais il ne fait pas les investissements nécessaires pour que ces programmes soient réellement accessibles aux millions de familles qui en ont besoin. »

Le SCFP soulève également des préoccupations au sujet du nouveau « fonds souverain » proposé par le gouvernement, qui utiliserait jusqu’à 25 milliards de dollars de fonds publics – possiblement par la vente de biens publics existants – pour appuyer des projets du privé dans les secteurs des infrastructures, de l’extraction des ressources naturelles et de l’agriculture.

« Le SCFP est favorable à l’idée d’un fonds au service des Canadiennes et Canadiens, mais on dirait plutôt qu’on ouvre une nouvelle voie aux investisseurs pour privatiser nos infrastructures publiques essentielles, tout en détournant encore plus d’argent public vers les coffres du privé », a fait remarquer le président national du SCFP, Mark Hancock.

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