graph showing arrow going downUn tout premier rapport semestriel d’OMERS, le régime de retraite des employés municipaux de l’Ontario ne peut détourner l’attention du sous-rendement systémique de ses investissements, affirme le SCFP-Ontario.

« Tout comme une seule journée froide ne signifie pas que les températures n’augmentent pas, six mois de rendement nous en disent très peu sur le rendement à long terme de notre régime de retraite », estime Fred Hahn, président du SCFP-Ontario. « De toute évidence, il s’agit d’une tentative désespérée d’induire en erreur et de détourner l’attention des préoccupations croissantes concernant le fonctionnement d’OMERS. Nous ne pouvons pas nous laisser distraire du fait qu’OMERS a indéniablement sous-performé au cours des dix dernières années, par rapport à des régimes et caisses de retraite à prestations déterminées similaires. »

Un rapport du SCFP-Ontario, Plus qu’une « année difficile » : La nécessité d’un examen du rendement des investissements d’OMERS, examine le comportement des placements d’OMERS comparativement aux autres grands régimes et caisses de retraite à prestations déterminées. On y apprend qu’OMERS a sous-performé par rapport à ses propres indices de référence internes.

OMERS prétend que son rendement de -2,7 % en 2020 (une perte de trois milliards de dollars) était dû aux impacts économiques de la COVID-19. Or, les autres grands régimes qui investissaient dans le même climat économique ont connu un rendement sain. De plus, bien qu’OMERS ait publiquement affirmé que ses résultats pour 2020 n’étaient pas indicatifs de sa force en tant qu’investisseur à long terme, le rapport démontre que c’est faux en comparant son rendement sur dix ans à celui de huit régimes similaires.

À la suite du rapport, en juillet, la ville de Toronto a adopté à l’unanimité une motion demandant à OMERS d’améliorer considérablement sa divulgation et sa transparence sur le rendement des investissements, afin que les parties prenantes syndicales et patronales puissent mieux évaluer son rendement. Toujours en juillet, on apprenait qu’un ancien cadre d’OMERS poursuit le régime dans ce qui est décrit par certains comme la « plus grande réclamation individuelle dans l’histoire du droit du travail canadien ». Enfin, cette semaine, le SCFP a déposé une contestation judiciaire au sujet du traitement réservé par OMERS aux membres ambulanciers paramédicaux qui souhaitent prendre une retraite anticipée.

« Il existe des problèmes indéniables, systémiques et de longue date, résume Fred Hahn. Et, bien que nous soyons heureux que les résultats de mi-année soient positifs, nous campons sur notre position, appuyée de plus en plus par d’autres parties prenantes du régime, selon laquelle le grave sous-rendement à long terme d’OMERS mérite un examen expert et indépendant commandé par les promoteurs et d’autres représentants des participants au régime. Nous continuerons d’exiger un examen indépendant du piètre bilan à long terme d’OMERS. Après tout, un rendement solide va dans l’intérêt des participants au régime comme des employeurs. De plus en plus, il est également clair qu’on ne peut séparer rendement des investissements et fonctionnement global. L’heure est à la transparence et à la reddition de comptes si nous voulons assurer la retraite décente que méritent les travailleuses et les travailleurs de première ligne. »