Selon un nouveau rapport, la réouverture des centres de garde à l’enfance de l’Ontario doit être sécuritaire et soutenue afin de protéger les enfants, les familles, les éducatrices et les programmes.

Deux grands organismes de garde à l’enfance affiliés avec le SCFP exhortent le gouvernement Ford d’assurer de toute urgence une réouverture sécuritaire des garderies de la province, alors que l’Ontario s’apprête à aborder la deuxième phase de sa reprise économique.

« La province n’a pas réussi à mettre en place le soutien nécessaire. Le secteur de la petite enfance et des services de garde à l’enfance est négligé, non reconnu, non financé et n’est donc pas prêt », a déclaré Alana Powell, co-auteure du rapport et coordonnatrice exécutive de l’Association of Early Childhood Educators Ontario (AECEO).

L’Ontario Coalition for Better Child Care (OCBCC), dont le SCFP est membre, et l’AECEO ont publié un nouveau rapport, From Reopening to Recovery. Ce rapport énonce un plan pour assurer une réouverture sécuritaire, un financement adéquat et un soutien pour les éducatrices et les programmes, ainsi qu’un système de garderies renforcé, au centre de la relance économique et sociale. 

Selon un sondage mené auprès de 4 000 éducatrices de la petite enfance et employées de garderies, les employées de ce secteur sont profondément préoccupées par les enjeux suivants :

  • les possibilités de se protéger au travail;
  • le personnel et le soutien suffisants pour pouvoir appliquer les nouveaux protocoles de santé et sécurité;
  • les possibilités que leur programme puisse obtenir des ÉPP et des fournitures;
  • la capacité d’assurer une expérience d’aide positive pour les jeunes enfants étant donné les protocoles de santé et sécurité plus stricts;

Par suite d’une consultation menée dans le secteur, l’OCBCC et l’AECEO ont présenté 27 recommandations détaillées visant à assurer une réouverture sécuritaire des centres de la petite enfance, notamment :

  • la réouverture des centres de la petite enfance en réduisant considérablement la taille des groupes et un meilleur taux employées-enfants; 
  • un plein financement de base pour tous les programmes existants, y compris un financement pour les employées supplémentaires pour le dépistage et le nettoyage, et des équipes d’employées appropriées selon le lieu pour éviter le transfert de personnel entre les programmes et les groupes;
  • des lignes directrices provinciales sur l’admissibilité et la priorité des familles;
  • la réaffectation de lieux publics existants et disponibles, y compris les écoles, les centres de loisirs et les lieux de plein air, pour tenir compte des besoins accrus de lieux physiques en raison de la réduction de la taille des groupes et de l’amélioration des taux employées-enfants.

« Nous savons ce qu’il faut faire. Le gouvernement Ford doit considérer les services de garde à l’enfance comme une priorité et fournir le financement nécessaire pour assurer la sécurité des enfants, des familles et des éducatrices avant de rouvrir les centres de garde à l’enfance. Nous savons aussi qu’il ne faut pas s’arrêter à la réouverture. Les services d’éducation à la petite enfance et les garderies doivent être au centre de la relance économique et sociale », a déclaré Carolyn Ferns, co-auteure du rapport et coordonnatrice des politiques de l’OCBCC.