Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la SAQ (STTSAQ-SCFP 3535), représentant les employé(e)s des centres de distribution, dénonce la décision de la Société des alcools du Québec (SAQ) de privilégier la multinationale américaine Uber Eats pour son service de livraison à domicile.
« En choisissant Uber Eats, la SAQ favorise l’économie américaine au détriment de l’économie québécoise », déclare Danick Soucy, président du STTSAQ. « Nous avons ouvert nos centres de distribution le week-end pour bâtir un service public moderne. Livrer de l’alcool est une responsabilité sociale, et nous pouvons le faire. Nous le faisons déjà pour les succursales et la restauration. »
Le syndicat propose un modèle qui assure des salaires décents et des profits qui retournent dans les coffres de l’État pour financer les services publics aux citoyennes et citoyens.
En plus des considérations économiques, le syndicat estime que cette décision soulève un enjeu majeur de santé publique parce que l’alcool n’est pas un produit comme les autres. La vente et la livraison d’alcool comportent des responsabilités claires et encadrées, notamment en matière de vérification de l’âge et d’évaluation de l’état d’ébriété du client.
« Il faut regarder ce qui est le plus payant pour le Québec et ce qui assure la plus grande sécurité pour les consommateurs et consommatrices. C’est ça la responsabilité de la SAQ », de conclure Danick Soucy.
Le SCFP 3535 demande au ministre des Finances Éric Girard, responsable de la SAQ, d’intervenir immédiatement pour annuler ce contrat avec l’entreprise américaine Uber Eats et d’exiger un modèle de livraison 100 % québécois, opéré par la SAQ et les travailleuses et travailleurs du STTSAQ.